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28.03.2005

( Todo List )

- mollo sur le laudanum -

On a défoncé les grilles, couru sur la longue allée de pavés et on est entré. La maison était une immense coquille vide.

Je me suis réveillé en sursaut. Dans un rai de lumière, une échelle de cordes pendait du plafond lisse.

Je me suis réveillé en tremblant. Le prof continuait son cours sur les neurotransmetteurs lorsque, à ses pieds, quelquechose troua le plancher et nous aspira tous.

Je me suis réveillé en sueur. Ta place était tiède et tu pleurais dans la salle de bains.


..po' girl - mercy

26.03.2005

( Calamar )

Passage au traîteur asiatique du coin il y a cinq heures, et repas de nouilles et tentacules de calamars. Une texture vraiment étrange, cette chair, dont l'élasticité devient molle et fondante après une paire de mastications.

..sébastien schuller - where we had never gone

22:50 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)

25.03.2005

( Boo Me Bippe )

.Boom Bip

( C'est Pas Ce Tien Sous L'Air )

.Sébastien Schuller

( Unrepoplonducal )

Voir ce poisson agoniser, en lents spasmes, à la surface du canal m'a ralenti la respiration. A-t-on vraiment une raison d'être? Je veux dire que l'on est procréé, que l'on nous a voulu (en général, quoique cela reste à prouver), et que l'on se retrouve suffoquant d'exister au beau milieu de ce rassemblement aux relents de dictatures insidieuses. Est-ce vraiment là tout ce qu'on pouvais espérer? Je contemple les fondations fissurées avec un sourire plein d'effroi.


..minnie ripert - inside my love

( Arôme Fruits Rouges Et Fruits Des Bois )

On répoplonduque pas des masses, mais l'instinct s'y accroche comme une groseille pas mûre à sa branche bien-aimée.

..télépopmusik - hollywood on my toothpaste

( Working Fast )

- le bord du gazgue est daube ligatoire -

La construction de ton tombeau a commencé, il est déjà superbe. Il faudra que tu viennes le visiter. On a mis en place un circuit "Visiteurs" parallèle aux lignes de travaux, featuring quelques panneaux en bois exotriques vernied et rétroéclairés, ainsi que le sempiternel magasin de souvenances. Y a un panorama aussi, là-bas, vers le milieu. Enfin, ça avance. Tout doucement, mais ça avance joliment.


..télépopmusik - last train to wherever

23.03.2005

( Japanese Photoblog )



..dj z-trip and dj p - live @ groovetech 12-7-2000

23:16 Publié dans Bondage | Lien permanent | Commentaires (0)

21.03.2005

( Craquement De Plancher )

- searching o'cedar directory.. missing -

Et une poignée de Petits Pimousses chaud dans la poche.

Je souffle sur ta peau des relents d'histoires mortes, je détruis les rêves en cloque de cauchemars éveillés, la nuit hurle au meurtre quand j'attend un miracle qui ne viendra jamais, les sens en sourdine je soustrais les heures au jour qu'il me reste.


..dr auratheft - bam bam mix

20.03.2005

( Non, Rien )

Je m'endors avec les oiseaux et d'autres certitudes, histoire de faire un CLS et de faire le vide pour mieux faire le plein.
Ouai bon, mh.

18.03.2005

( Cènes De Ménage - bis )

A force de lanciner, d'apather les étourneaux en folles farandoles, de parler à la nuit, de vouloir inscrire sur les murs des kilomètres d'insultes à la face du monde, on vient forcément par se mettre à glisser sur le sol rectiligne et rêche des si belles ornementations poussiéreuses de notre ô combien grande syphillisation, de vouloir y planter un transgalactique marteau-piqueur chauffé à blanc et de perpétrer un viol haineux. Si tu savais combien je te hais, objet tentaculaire, contagieux et pestiféré, si tu savais.. J'assisterai dans un calme désespoir à la fin de ta méprisable existence. Puisses-tu t'apercevoir trop tard que tu te ronges les entrailles depuis ta naissance, tes plaies purulentes te vidant doucement de tes dernières lueurs.

..the mars volta - take the veil cerpin taxt

( Cènes De Ménage )

Alors, tu grésilles? Tu flambes sous ton pull et tu comptes les voluptes? Tu t'en sors de ta postlyse? "Rien à voir", tu parles. Tu sens la menthe à des millions de bornes à la ronde, tes ongles s'effeuillent comme ma peau en automne, et tu voudrais que je trouve ça normal? Dégage.

..the mars volta - psycatollz

( Promenade Bucolique )

Les bras à travers les poches, les mains menottées par rien, je me suis approché du trou. Le vieux plancher pourri par l'humus faisait peur à voir. En bas, on pouvait voir une de tes jambes qui s'éloignait, inerte, tirée vers l'obscurité. Je suis tombé vingt fois, mourant, agonisant, en même temps que le sol.

..the mars volta - eunuch provocateur

16.03.2005

( Bonsoir, Dave.. )



en veille.

19:20 Publié dans KiKooBlog | Lien permanent | Commentaires (2)

13.03.2005

( Trois Heures Quarante-Quatre )

- le sommeil guette -

.

C'est de la brusque folie, tout ce qu'on évacue. De la prudente observation aux réactions à chaud, à vif, le cul vissé sur un volcan au bord de la crise de la trentaine, c'est de la simple folie. Entendons-nous bien: nos oreilles ne comprennent pas ce que les bouches disent. Makache. On prêche les introvertis, qui eux sont sûrs de leurs croyances et de leurs exigences, mais introvertis ils sonts, alors on continue à les sermonner, à les tenter de se noyer dans des paroles vides où ne règnent que l'appât, la cupidité et l'orgueil. C'est ennuyeux comme c'est ennuyeux.. Sera-t-on forcé, toute se vie durant, à subir ces assauts toujours plus nombreux, sournois, des paroliers en crépon qui veulent nous inculquer l'essence de l'existence? Qu'ils remâchent leur foie noirci, qu'ils repartent vers les terres blessées de leur enfance, qu'ils constatent l'inutilité de leurs petits commerces face à une sensibilité pour toujours étrangère à leurs yeux. Ne cherchez plus à comprendre, bon sang. Il y a là des planètes entières en train d'être découvertes pudiquement, et ce n'est certainement pas de la conquête. La conqu^^ete, elle n'est que l'organe qui guide hormonalement vos intentions, vos méthodes, vos objectifs. Nous ne sommes pas dans l'un ou l'autre de vos bocaux, le cerveau dans un bocal à la vue de laborantins curieux de nos si singuliers agissements, nous ne sommes pas des curiosités sirotant du Vian entre deux Kubrick, nous n'épanchons pas nos âmes en diarrhées parfumées. Nous hurlons par tous nos pores le pourrissement, la nécrophilie et le cannibalisme de ce monde en cours de défection. Nous nous sommes abandonnés, il n'y a plus de conte pour nous sauver. Nous hurlons à la folie contre vos murailles de toute la force de nos étreintes.


..yoko shimomura - street fighter tribute - dhalsim stage

11.03.2005

( Vocalises )

Mff. Je viens de découvrir que je n'ai pas ce mécanisme, apparemment récurrent chez beaucoup de mes co-assimilateurs d'oxygène, de connaître un minimum les gens fréquentés quotidiennement.. Bon, j'exclue d'office les personnes de mon taf - à part une poignée -, mais les autres.. Ce que je connais d'eux vient d'eux-mêmes, de leur propre chef. Pendant les 25 premières années, je me suis contenté des gens, tels qu'en eux-mêmes, sans venir vers eux et leur demander de me parler d'eux (virons d'office le classique "Alors comment tu vas toi" ou le "Ca a été cette semaine"). Vu que je suis incapable d'ouvrir un pan de la muraille forgée mois après mois depuis l'enfance.. Mh.

Hier, j'ai eu confirmation que je faisais peur. Peut-êter un peu d'occultation de lumière, ou mes lents pas? Bref.

..nine inch nails - reptilian


21:39 Publié dans Poisons | Lien permanent | Commentaires (0)

10.03.2005

( Poupées Et Masques )

- on ne passe jamais l'âge -

Désenluminez-moi tout ça.

Ces Poupées, Saigneur, ces Poupées.. Allez, faites-moi tembler de vos regards fixes, vastes comme la Fosse des Mariannes, profond comme le désert, retourner moi la crêpe de mes yeux avec votre langage incompréhensible et vos voix en vaguelettes!

Je me suis rétalé. J'ai rien vu venir. elles étaient deux, les humains à peine une dizaine. J'aurais dû me souvenir combien c'était.. Mh. Non, je n'aurais pas dû, c'est mieux comme ça. Tu vois une couleur et tu t'effondres liquide dans tes poings, l'alcool intraveiné n'arrange rien, c'est une nouvelle Loi physique, simplement.

Ramasse tes membres, ton corps pantelant et perdu, rattrape ton équilibre au dossier d'une chaise. Poumons en cours de vidange, lumière réapparue.. Ciel. Il y a de ces objets si banals, si particuliers, que leur nom suffit à faire trembler les carcasses fatiguées et à réveiller des fournaises bétonnées depuis des lustres. Il y a de ces objets entiers, achevés, que les sens reconnaissent comme étant des leurs, subitement, devant un détail. A nu, c'est catatonie, suspension du pouls, décoloration de l'iris, Soleil de minuit et ribambelle de toutims en goguette.

J'en bouillonne encore.


..télépopmusik - don't look back

00:54 Publié dans Poisons | Lien permanent | Commentaires (2)

07.03.2005

( Spasfon )

- c'est c'fond-là -

Asseyez-vous et respirez. Tout devrait aller pour le mieux.L'ascension,
le long des colonnes de verre
qui ruinent le vide,
là où on les attend le moins
l'ascension
qui dure des siècles,
des siècles à se laisser flotter
le regard vers le haut
vers la petite lumière,
intermittent spectacle
qui burine la rétine
et le désir
vite
plus vite
porte-moi là-haut
j'en peux plus
allez grouille
..le désir
l'inaccessible et fausse étoile


et alors
arrivé là-haut
hein
une fois sous la lumière du spot
tu vas en faire quoi
de ton désir
tu vas en faire un ballon
et jouer au foot?
tu vas en faire un collier
et te l'encoller?
ou tu vas l'abandonner
comme on vomit une vilaine cuite
la fosse nasale noyée
de cadavres non identifiables
s'accrochant
avec la force du réfectoire
aux barrières
retenant le public applaudissant?
ton désir en gerbe claquée
contre les fondations du Paradis
des sueurs froides plein l'échine
le blanc de l'oeil perdu en Mer de Chine
les membres tremblants
d'un manque sans objet,
dépouillé de l'âme,
tu n'arrives plus qu'à tituber
avec ce corps qui n'est plus le tien,
tu ne t'attaches plus aux mêmes couleurs,
les parfums des femmes
troublent avec la force d'un rien,
leurs douceurs ont le goût de l'azote tiède,
tu recherches maintenant
une nouvelle étincelle
un dernier miroitement,
pour garder les poumons alertes
les pompes à air déshumanisé,
un dernier soubresaut
à la queue-leu-leu des désirs dévorés,
des ongles gratuits et illimités,
voilà tout ce que tu recherches
tu as juste envie de quelquechose
à moissonner,
à percer,
à raboter,
à élimer,
à tailler,
à élaguer,
à dépecer,
à triturer,
à autopsier,
à vif
dont les douleurs
t'apprendraient beaucoup
sur les autres
peut-être sur toi
mais de toi
tu t'en fous
tu préfères tes dents
elles hurlent implacablement
leur déchirure ventrale,
ces Harpyas affamées
peuplées d'immenses gouffres,
c'est tout leur maître
ça
c'est presque mignon ta monstruosité
à force
on se demanderait même
qui a enfanté qui
le même silence,
la même paleur grisâtre,
les mêmes tremblements
qui secouent yeux comme comme
une fosse commune de mourants
à toi tout seul
avec l'horreur
à l'intérieur


ramasse tes ailes maintenant,
on remonte vers la cave.

..sébastien schuller - electroshead

02.03.2005

( La Crise De Nerfs Du Démineur )

- let the attack begin -

You bombing bastards !!

Mais qu'est-ce que je vais foutre à sanibroyer 7h30 de ma vie à me faire condescendre par des personnes, supposées manager (gnnnnîîîî) mes collègues d'infortune, à sentir la pulpe de mes vingt ongles s'arracher au moindre son de leurs voix aigues, insupportables, modulées comme une standardiste sous ecsta et la barre des 60, à forcer à vendre des machins innommables (et pourtant ils l'ont fait) à des couched brain potatoes qui se complaisent malgré eux, comme des milliers de Sammy Jankis, à se pourrir l'hypothalamus devant leurs réclames long format?! Mais qu'est-ce que je vais foutre là-bas??!!

Samedi 12, vers huit heurts, je vais avoir besoin de deux-trois antidépresseurs et d'un gros bisou. Putain mais il y a des jours où ce ne sont pas ces jours-là qui mériteraient qu'on leur casse la gueule, c'est le Temps itself, suivi du Langage.

Dimanche 13, vers quatorze heurs, je vais avoir besoin de dolipranes.

12:20 Publié dans Poisons | Lien permanent | Commentaires (3)

( En Lêchant La Route )

Je vais perdre le Nord et m'islander un peu plus.

01.03.2005

( Chronique Des Salles Privées )

- please do not feed walls -

Je caressais la brûlure du radiateur pour me réchauffer la paume. Le froid se planquait sous nos vêtements et envahissait le bâtiment en nous suivant pas à pas vers les dernières cages. Il y avait quelqu'un à l'intérieur qui nous regardait.

.. múm - sleep / swim

13:45 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)