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29.01.2026

( Comme Des Bleus )

Entre nous
entre la Gaulle et son  aboutissement vers le rien
vers nos mains
nos langueurs
nos respirations bloquées et tes pieds ténus
ton oubli ou ce qu'il aurait advenu
si nous étions
sortis

cette nuit-là

seuls

main dans la main

cieux dans les cieux

( Strange Days , Kathryn Bigelow, 1995 )

At 1h30'05:
"I see the world opening up and swallowing us all.".

17.09.2023

( Phun-Ky )

Le Soleil dans tous les cœurs
des fleurs dans tous les regards.

16.11.2021

( Hari )

Un quart de siècle s'écoula avant que les mots qui, des jours, des soirs, défilaient dans sa fascination, traversèrent ses pupilles en milliards de pixels.

Fondation.

05.03.2019

( Non )

Je refuse mais me plie.

15.01.2018

( Sous Les Salons )

Quelqu'un s'endormit
Sur l'horizon
Arctiques attentes
Sous les salons

12.01.2018

( Dernier Panorama )

Je ne sais quoi dire car c'est le néant complet
Aucun espoir, apathie totale, absolument rien pour rattraper quoi que ce soit.
Et ça fait plus d'un an que ça dure

Plus rien ne me pousse à continuer
J'ai pensé à l'Horreur que ça causera à ma sœur et à mon père
À ma mère, aussi
Quinze ans repoussée (par moi) de ma vie, de mon monde

Le goût m'a quitté depuis de nombreux mois
La musique m'éteint, tout comme le cinéma ou la photo, la découverte graphique

J'ai été fortement amoureux, ça n'a pas été synchrone, well, OK
Ça n'a pas été suffisant pour leur déclarer que

finalement

je les ai aimée du plus profond de moi-même
et que je les ressentais au fond de mon âme (hey, Sabrina(RIP), hey Lisa, hey Sophie)



Je ne sais plus





tant pis








Les papilles sont plates












Que faire.

14.11.2017

( Van Shawe - How To Disappear Completely )

Un poignard en plein cœur
en guise de tocsin pour un week-end
dont l'infinie tendresse reflue en moi
depuis des heures
des heures
et je ne suis pas sûr de t'en vouloir
mais ce dont je suis certain
ce sont mes larmes dans mes mains.

04.10.2017

( Nôtres )

Entre tes nues et mes regards passés
je n'ai pu trouver le tien noyé entre les miennes

02.10.2017

( Enlace-Moi Une Dernière Fois )

Dans tes bras toi
dans les miens il
n'y a plus de rien, en fait.

( Erreurs )

J'en ai assez d'écouter
assez d'entendre
assez de dire

Dans le Rien,

je plonge

j'efface

Les nerfs en bandoulière m'embrassent
se lovent contre moi à n'en plus respirer
à m'en endormir à en y rêver à en n'y sortir
à peine gris et frais au moins yeux ouverts

...et cœur pâle
gorge exsangue
mains tremblantes

les jambes lourdes mais
sans objet, sans fond ni son
sans chant, ni chœur ni bel œuvrage
à l'automne levant sur de trop prévisibles erreurs.

21.09.2017

( Il Y Eut )

Il y eut d'autres rêves
d'immenses espoirs que j'ai déçus
de folles étreintes
et d'incroyables forces
d'inaccessibles étoiles, aussi
d'autres qui s'ignoraient
et autant qui m'ont ignoré, c'est vrai

j'ai abandonné toute recherche
je ne crois plus en rien
sauf en ce que je vois
et laideur et vanité dans l'air
respire
au plus profond de nos vies
sauf le ciel
sa beauté millénaire
et celle des nuages
cumulons les cumulus
those fluffy mountains
those fluffy nothings
and me
under their light
          their wing
          over the void
          planning to get out of here
          praying to be melted with the air
          be breathed by every tree
          on the edge of every existing river over there
          and
          at last
being able to breathe again

                                          j u s  t        b  r   e   a             t               h                    e

et rester là
inerte
un peu tremblant
résigné
presque prêt
always and forever
you will see
be with me
joys are number
you and me
those magic moments
                                          et ta main contre moi.

 

 


17.09.2017

( Déjà )

Je nous ai pris
une jolie place
un bel endroit, vraiment
tu vois toutes ces fleurs ?
et puis cette haie,
le petit chemin plein de papillons
et encore les fleurs, là
des abeilles
c'est calme
calme et tranquille
calme et tranquille

nous deux, là
le ciel bleu et ton sourire
ma belle
ton sourire
on est si bien et tu ris

tu me manques déjà tellement


tu




tu.



sous mon regard vagabond
sous mes timides paumes
frôlent tes vêtements ta peau froide
ont-ils crainte de, tout au plus
et toi

    toi

           tu es       l  à

                            ici avec moi


                       toujours là

je ne cesse de refaire revoir entendre éviter
          refaire pas faire imaginer de tout
de toute mon âme mon cœur
ce qui + conditionnel
si + plus que parfait
mais

    la chair à la terre

                                 vers le rien et l'oubli
     la fin parfaite pour un trésor

                          Sabrina.

- 17.IX.2017

17.09.2017

( Revenons )

Un autre retour entre nous
d'autres clivages
d'autres rivages
des kilomètres à parcourir
avant de nous découvrir
de       nous       retrouver
nous avouer toutes nos fautes
nos bourdes
ces conneries sans fin
qui nous plombent pour l'éternité
nous disons-nous
ces conneries à point
sans but, sans fin
mais avec autant de motifs
que le ciel a de nuages et d'étoiles

un autre retour

tu m'as manqué,

         l'absente

tu ne le sauras sans doute pas
sans doute jamais
tu resteras pour toujours
"l'Absente"
et moi..

rien de plus, rien de moins
qu'un mec qui mise beaucoup plus
sur l'espoir
le fantasme
la romantisation
et la lassitude
que quiconque i c
                             i


                               bas.

23.02.2016

( Le Départ )

Nos derniers bras
hors les murs

hors le son



le vrombissement insupportable de l'air




tandis que tu nageais

les yeux fermant






                                                    le ciel.

23.01.2016

( Un Souvenir, Un Regard )

Quand j'entrais chez toi
des yeux blancs me regardaient.

05.01.2016

( Béante )

Béante est la nuit dans tes bras acérés, mon amour.

 

02.01.2016

( Les Yeux Grand Ouverts )

The beginning of another emptiness and self-decay
Il est déjà trop tard alors pourquoi arrêter ?
Un jour, une nuit
Les nerfs clos et les poings lâches
J'éteindrai une dernière fois la lumière
Je m'allongerai sur le lit, tourné vers le mur.

30.12.2015

( Déversoir À Poison )

J'arrive
Tu es là
Pas un mot
Une bise distraite
Ouais t'étais où
On était là
Ouais ben un coup de téléphone,
ça t'aurait arraché la gueule ?
Un câlin
Rien à battre
Une tournée
Rien à battre
Ta seule réaction à ma présence
Ce soir-là
Un SEUL contact dans la fosse
Et encore, c'était un pogo

If only you knew how many FUCKS I THREW to you
Hateable girlfriend
Dispise and fucks given
Nobody, ever
And you did it
The hate
The rage
The head inside the walls
This wasn't tolerable.

Après des semaines et deux longues discussions,
Je me rends enfin compte du mal que tu m'as fait

Après le soulagement,
on *phew*

Tu as été plus qu'odieuse
Tu as intentionnellement nié l'existence
d'une des personnes pour qui tu comptais le plus dans ce monde

(en toute simplicité)

J'ai mis le temps à m'en rendre compte
C'était pire qu'être transparent
Pire que rester au bar et esquiver mes phrases adressées à toi
Tu tournais la tête, croisais mon regard et m'éluder
En face de nos potes
De tes meilleurs
Tu niais toute notre existence depuis notre première rencontre

Alors,
si d'aventure tu traînes encore par ici,
nique-toi.

Tout ce mal
Ce mal que tu m'as fait

Et tu t'en foutais.

Tu t'en fous moins, heureusement, sauf que je me rends compte de la portée de ton comportement
Et que je suis TELLEMENT conciliant
TROP conciliant

J'ai tellement envie de te hurler ça en pleine face
Mais on s'en fout, tu te le hurles déjà en toi

En une soirée
- que dis-je -
En une demi-heure,
celle où tes baisers étaient parmi les plus froids, les plus amers,
devant le bar du Batofar
tu m'as dévasté.

Et en bonne matriarche, personne de ton entourage n'a bronché.

So much for the tenderness, so much for the frendship.

So much.

Quelle putain de classe.


Attendons, comme on a dit.

Mais comme tu le disais, tu a été odieuse et je ne me suis rendu de la puissance de la chose que... là.


Alors, oui, attendons. Car on ne traite personne de cette façon, et ta reproduction de schéma n'est pas quelque que tu imposes aux autres pour la résoudre.

( ° )

Les mains dans les poches,
les doigts mugissent de claustrophobie.

29.12.2015

( Nihil Kah )

Ces fenêtres béantes sur des nuits affamées

27.11.2015

( Toi Qui )

Qui est devenue loin de tout
qui a si peu nourri notre flamme
notre existence
sauf un silence épais comme plomb

Toi qui s'en tape de revenir
ou d'aller où que ce soit
car l'ailleurs est tellement mieux
sauf chez soi

Toi
qui n'était pas si loin
inoubliable
oublieuse de mon univers

Toi qui me rongeais, l'air distrait
Le silence comme justificatif de non-amour
L'absence, la froideur de tes mains
De ton regard

This farewell to arms
alors qu'il n'y avait plus
que lambeaux et souffrance
qu'absence, encore

Et plus rien de toi

Tout sauf toi

Et moi, au milieu de rien,
baigné de Soleil et de luxuriance

Plus rien.

24.11.2015

( Murmure Nocturne et Orchidées )

Tu savez quoi
j'en n'ai tellement plus rien à battre
de savoir d'où vient telle info
sur tel gars
à la con
qui a fait telle putain de chose
pour perpétrer
telle putain
d'enculé de Fucking GNNNNNNNNNNNNN


Je n'en n'ai tellement plus rien à foutre.

Personne ne reviendra.

Ils sont partis.

PARTIS


et

..nous


nous,


on est là




encore là





on est là







on est là

10.11.2015

( Après Ce Soir )

Un autre automne
Un autre hiver
Et recommence la ronde
Main dans la main
Plus froides et plus raides les unes que les autres
Et au bout d'icelles
Figés dans les mêmes routines de survie
Les mêmes êtres exsangues
Les mêmes visages creusés
Les mêmes regards implorants et avares
De toujours plus d'attention
De reconnaissance
Et d'amour pur
Inconditionnel
Entier
Total
Solaire
Et mélodieux
Un retour intra-utérin
Avec toute la conscience et la lourde expérience des années
Et de la vie parmi ses congénères
Et continue la ronde
Un autre printemps
Un autre été
Main dans la main
L'espoir aux tripes
Et au creux des reins
Une folle, folle envie d'embrasser l'Univers.

26.10.2015

( Brief )

Elle flambe
crépite sous les ponts endormis

Elle flambe
les horizons
d'un claquement de doigts

Et l'air aussi dense que le bêton
agite les souvenirs
la culpabilité

Craque
pique ta crise

Je t'attends

- Extraits
2008

25.10.2015

( Hé )

Hé !
Mais ouais !
Hé, peut-être que c'est pas toi
finalement
et peut-être que c'est encore moins moi
et peut-être que c'est rien
c'était p'têt juste un accommodement temporaire
de deux personnes ne sachant quoi enlacer
et que l'une avait super envie d'enlacer
et l'autre pas trop mais
"OK,
"Je te laisse me"
c'est tout
rien de grave
rien de glorieux
rien, finalement
pas grand chose
même si
de beaux lendemains devant nous
réduits à sept jours en mai
même si
réduits à rien
au retour de l'absence
mais
hé, peut-être que c'est pas toi
finalement
que c'est pas moi
que c'est pas nous
que c'est rien
qu'on s'en fout
qu'on n'en crèvera pas
alors salut
à plus.

23.08.2015

( Sais )

Sais
le sang la sueur
l'écor
        chure
les pl eurs
le peu du d ang er
autour de n
                           ous
juste
                          nous
et il y eu toi
et ta bouche
car tu n'en es plus
de rien
de où que ce soit

de ma respiration

de nos entrelacés doigts

et des regards flous et vacillants

ces regards


reviendront-ils ?

20.08.2015

( Après L'Aurore )

L'aurore est passée depuis longtemps
les brumes se sont dissipées
maintenant la grisaille règne
timidement interpelée par les couleurs des embouteillages
aplatissant tout
de la cîme des arbres à la rive du fleuve
de la houle de la mer aux massifs de fleurs
jusqu'à ton souvenir
jusqu'au frisson de ta peau sous la pulpe de mes doigts
éberlué
happé par le courant épais et sans tumulte
lancinant
même les mots, inertes,
reliques dérisoires du dernier rayon de soleil,
coulent au fond des rizières
exhalent dans l'oubli
et m'emportent
d'un poids immense dans cette poix
ce rien vague et abrutissant
anti-révolutionnaire
le saccage par le silence et l'omission
où l'oubli est le messie
et la parole noyée par le plomb.

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19.08.2015

( Boucherie Charcuterie )

Dans l'abandon des dernières secondes,
une main se posa prudemment sur un livre qui se fermait.
La nuit, qui rampait vers elle, la dévora.

28.07.2015

( Élégie )

Élaguer nos instantspour qu'il n'en reste qu'un fin duvet
flottant dans un Soleil clair et froid.