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23.06.2015

( Descente Post-Hellfest )

Que reste-t-il de nos amours, de Charles Trénet, en tête, direction le lavomatic. Les larmes viennent, aussi fortes que lors de la montée dans le TGV qui me ramenait à Paris. La fatigue, sans aucun doute. Le mindfuck est complet.

L'année dernière, j'étais un peu nostalgique et le souvenir de tous les excellents moments vécus me réjouissait. Là, je prépare mon barda de linge salle et c'est tout le week-end qui revient me frapper la rétine à la vue de chaque T-shirt, chaque short, chaque paire de chaussettes, même.

T'as beau croire être blindé, être un grand garçon, poilu depuis plus longtemps que tu n'as été imberbe, il n'y a pas d'échappatoire. Les amis, oui, mais les amis bossent tandis que tes vacances continuent et ta solitude aussi soudaine qu'attendue - mais pas redoutée - déboule sur le coin de ton existence sans crier "Tuuu vaaas preeendre cheeeEEEEER MOUAHAHAHA"

Et vlan.

Voir un ami et fondre en larmes une bonne fois pour toutes pour saluer cette édition exceptionnelle du Hellfest et tourner la page serait une solution mais c'est bien trop rude pour le moment.

Le Temps et la distraction, alors. Et de la zik électronique non mélancolique (je vous montre du DOIGT, Bibio, Boards of Canada) ou du hip hop old school.. On trouvera bien. En attendant, j'ai du linge qui pue à laver, tout comme mes yeux.

29.04.2015

( L'Ombre De Nos Frissons )

Le cadavre du Temps
au chaud derrière les doutes
et le stoïcisme devenu trop calme
de nos regards échangés 
hurle derrière nos tempes
ne cesse de s'enrouler de ses loques poisseuses 
tachées de fatigue
de l'abandon des êtres qu'il parasite
qu'il ploie, tord, brise 
et avale tout entier
goulûment
à grands mouvements de gorge

Alors qu'au delà des dernières sensations
des ultimes brûlures 
nos doigts se dispersent
nos soupirs brûlants s'éteignent
les muscles cessent leurs convulsions

éteignant les sourires qui nous animaient
depuis déjà si peu longtemps
en même temps que les derniers soleils. 

( D'entre tes doigts et de ton souffle ]

Le cadavre du Temps
au chaud derrière les doutes
et le stoïcisme devenu trop calme
de nos regards échangés 
Hurle derrière nos tempes
Ne cesse de s'enrouler de ses loques poisseuses 
Tachées de fatigue
De l'abandon des êtres qu'il parasite
Qu'il ploie, tord, brise 
Et avale tout entier
Goulûment
À grands mouvements de gorge
Alors qu'au delà des dernières sensations
Des ultimes brûlures 
Nos doigts se dispersent
Les muscles cessent leurs convulsions
Éteignant les sourires qui nous animaient
Depuis si peu longtemps
En même temps que les derniers soleils. 

17.04.2015

( Constant Ending Of Times )

18.03.2015

( Entre ]

Entre tes doigts
les miens, pâles
tremblants comme les tiens
fades et faibles
avant toute considération
tout regard
de nous vers les autres
et des leurs vers..
..vers qui sait.
notre déliquescence a commencé
à peine entamée
elle en devient vraiment difficile,
pour nous, humains,

toi, volatile
toi, frivole

Et rien, finalement, qui ne nous tient au courant ?
D'ailleurs, je pense qu'on s'en fiche impérialement.

J'ai des rêves un peu tourbillonnants, mec.

(Je sais que tu me lis "à l'occase", allons)

(On en parlera quand tu veux)

Voilà.
Bouteille à l'amer
sans but
ou si peu.

05.03.2015

( Que Le Souvenir )

Tu sais, le silence avant toute chose
ce silence avant le premier baiser
le premier frisson
la première main crispée dans l'autre
ta main
tes doigts glissants entre les miens
et puis
plus rien

ça

parmi tant d'autres
un long et terrifiant doigt d'honneur
soudainement brandi
et toi qui dit "Wow, wow"..

J'y ai cru
J'ai pris goût à tes mots
à celui de ton corps
de ta respiration
de ton étreinte

Je voyais de brand new days

Maintenant, tout cela n'est plus

que le souvenir.

25.02.2015

( Addendum )

Extinction des âmes
suspension des soupirs
et, en attendant,
rien de mieux que l'attente de nouveaux ordres.

14.01.2015

( Oies Sauvages )

En attendant.

10.09.2014

( Le Délice Et Le Poison )

Ton silence
Et ton cri

:work in progress:

03.09.2014

( Vent Faible, Éclaircies Fréquentes, Températures Douces Pour La Saison )

L'étrangeté dans l'imagination de nouvelles inquiétudes n'avait pas de limite chez lui. Araignées, vermines diverses, corruption de la chair et de la nourriture, infestation, domicile saccagé, il variait les peurs comme la plupart des gens le plaisir ou la routine. Son ouverture aux autres n'avait d'égale que son ambition de tomber dans l'oubli de son être au travers de l'autodestruction.

( Bientôt Dans Le Gorafi )

"Déprimé par le visionnage de La Semaine du Zapping, il se suicide."