26.01.2009
( À Rebours )
Tu sais, je ne sais toujours pas où tout ça nous mène. On sent les douces effluves du vide caresser nos humeurs, avec, de temps à autre, une question. Pas une question au sens littéral mais plutôt comme un immense point d'interrogation qui viendrait peupler l'Univers entier. Je ne sais pas comment tout ça se goupillera, comment ça se terminera, avec qui.. Trouble doute. Je suis peut-être dans un Nothing.
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02.12.2008
( Panorama Nocturne )
Tes yeux gris berçants
sur le duvet de la commode
de la poussière et le souffle en suspension
la porte est bien fermée à clef
petits tours et ne s'en iront plus
comme ça
plus d'inquiétude
plus de souffle retenu
plus de cri
À travers les rideaux on aperçoit la route
déserte et sale
les champs alentours
paisibles
le marais à côté dort
pas de volets
feu à pétrole en berne
annonce de l'éternité en cours
Et les poignées tremblèrent
réveillant le ciel sous leur pas
murs roidis
le poitrail en crise
à pleurer de peur
à s'en taper les tympans
et proclamer l'avènement du silence
une dernière fois
Sur le duvet de la commode
tes yeux gris berçants.
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26.10.2008
( French Cuisine )
- Feel good -
Dans les dernières heures, nous restions calmes. Sans un bruit.Derrière les murs, leur rage et nos indicibles peurs prenaient corps. Nous n'avions nulle part où aller. Les vivants mangeaient les vivants. Je m'abstenais. Famine pour celui qui voulait survivre.
Le cannibalisme, s'il est à portée de main et s'il est notre dernier recours, doit-il être éliminé ? Doit-on vivre uniquement selon lespréceptes de l'ancienne civilisation ?
Peut-on nier ? Peut-on espérer ?
..boards of canada - 1969
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06.03.2008
( Rescapé Du Voyage #11 )
On avait trouvé les mots
pas la force
ça n'avait jamais été le moment
ceux-ci n'avaient fait que s'enchaîner
sans signification particulière
de blancs instants
observés d'un oeil las
pantois et liquide
on croyait au changement des êtres
de leurs attitudes
de leur déhanché peu scrupuleux
de l'humidité d'une lèvre
entr'aperçue à la lueur d'une bougie
on y croyait toujours
mais vient inexorablement
la fin des choses tendres
paraît-il qu'elles commencent un jour
une nuit
comme ça
sans prévenir
(on était nuls en détection des signes)
on continuait de faire le guet
pour ne pas se retrouver au dépourvu
l'esprit s'ensommeille si facilement
trop facilement
et on s'imaginait reprendre des forces
qu'on n'avait jamais eues.
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05.03.2008
( Et Une Autre )
Elle prit congé
jambes à son cou
fuir les ombres qui l'enlacent
les caresses qui la lassent
Inversés, les sourcils
la rage au ventre
le sarcasme rapide
vomit d'un coeur livide
La haine comme seul moyen de fuir sa peur
Droit dans le mur
sans sommation
personne pour la sauver d'elle-même
Elle traîne
Elle flambe
crépite sous les ponts endormis
traquée par les insoumis
Elle flambe les horizons
d'un coup de cil
d'un coup de foudre
d'un claquement de doigts
Et l'air aussi dense que le béton
brûle ses poumons
agite les souvenirs
la culpabilité
Se cracher dessus
sans distinction
la poudre parle pour elle
Craque
pique ta crise
évapore les soleils de mille galaxies
Je t'attends
je ne suis pas loin
prends ma main.
08:11 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.02.2008
(La Femme Aux Bras Ballants )
Tu es venue
les bras ballants
quelques heures plus tard
ressortie
les bras à peine tendus
devant toi
vers l'horizon
en fuite éperdue
Tente ta chance
montre-toi
à califourchon sur une botte de paille
paupières closes
et rien qu'un champ désert autour de nous
Mèche de cheveux tissée à mon poignet
le ciel s'ouvre
chute sans fin vers le haut
dixmille ans nous attendent
dix mille ans d'instantanés de velours
au creux d'une femme
au coeur de bras à peine tendus
mais chauds et doux
carressant discrètement son oreille
comptines et berceuses en pagaille
serein sous un ciel en ruines.
08:06 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
( Quarante ? )
Quarante minutes d'attente
toujours personne
pas une ombre qui résonne
des pas
les miens
las
puis la voilà
sourire.
08:00 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.02.2008
( Si Proche )
Et de deux qui nous font douze
j'ai envie de tes bras
de ceux que l'on caresse des heures durant
inlassablement
se nourrissant à travers peau
à travers dunes
à travers souffles
oubliant tout retour
car qu'importe
s'abandonner
se perdre
c'est parfois
avec un peu de chance
se retrouver
faire à nouveau connaissance
avec la lumière crue et brûlante du Soleil
où qu'on soit
au fond du Moloko Bar
ou chez l'un
ou chez l'autre
où qu'on soit
CHOOSE LIFE, bordel
on n'a pas que ça à foutre
se perdre dans des suppositions fantasmées
destructrices
l'humain est fragile
on ne devrait pas jouer avec
terribles conséquences
vaines expériences
Si proche
01:34 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.02.2008
( Un Hypérion Pour Un Satyre )
Les simagrées à répétition
on singe
manoeuvre d'évitement
main toujours tendue vers la surface
vers la lumière
l'éternel instant des coeurs au repos
des souffles haletants
le ventre en feu
et toi, tu rallumes une clope.
..robert le magnifique - hamlet , être ou ne pas être, la question est là
08:22 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
( Ne Conviens Pas À Un Enfant De Moins De 36 Mois )
Y a des senteurs qu'on n'oublie pas
des mouvements
des visages
d'autres folies
avec des villes en ruine
bien au chaud dans les mâchoires serrées
ouvrir la gueule
laisser s'écouler le pus
ne plus y penser
ou alors comme un souvenir
peu tentant, le souvenir.
..pergolesi - o quam tristis
08:10 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


