17.11.2005
( Crissant Sous La Peau )
- splash -
Noire et fluide
est la paume sous ma main
qui me caresse
m'enjoint
me tirlipote
pougne et repougne
avec la douceur
d'une tapisserie qui se décolle.
..riton - angerman
10:35 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
16.11.2005
( Et Enfin Je Recherche )
Bocal après bocal
empilement cellophané et tintant de cris
des hurlements j'en ai vomis là-dedans
des kilowatts éraillés à la solde de rien
à la fin de tout:
mes fondations vibrent vibrillonnent
se disloquent se dissolvent à chaque montée
s'ébrouent en retrouvant leur liberté saccagée
par les effrois diurnes, les terreurs nocturnes
soudaines et quotidiennes
ces énormes riens qui bouchonnent ma tête
et me précipitent comme falaise dans verre
devant mes yeux ébahis
gland nu sur le fil de onze rasoirs
et j'ouvre un bocal neuf,
inspire
à m'en fragmenter la plèvre
et du bout de mes lèvres
explose l'air
d'un milliard de marteaux-piqueurs.
..dEUS - nothing really ends
08:58 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
09.11.2005
( Les Joies Des Chatouilles )
J'ai plus envie. J'ai les mâchoires en béton et le dos trépané.
15:52 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
( Les Joies Du Service Minimum )
Aucune assistance respiratoire ne sera fournie cette semaine.
L'oxygène est en berne.
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( Araigne )
..non.
Je renonce à me chercher.
Je suis là, c'est le principal.
Les cordes de lui ligotant et emberlificotées dans ma chambre de pensionnaire
ça serait plutôt moi.
Je sais à quoi ne pas m'en tenir.
tout est possible derrière l'épiderme
autolyse et paralysie
lectures intimes et fractures ouvertes
les traits les points les pixels sont illusoires
nos grammaires personnelles nous paraissent illimitées
mais il nous reste tant de choses à défaire
à déconstruire à rassurer
bah oui on parle surtout d'humains dans c'coin
hein, toi le post-humain qui t'ignore
non, pas toi qui aimerait l'être
bref on parle parle parle parle parle
écoute chaotique
échange merdique
bon
je deviens chiant.
12:09 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (1)
( Ecarlate Suintance )
- purple rain -
Tous les pores du corps en sang
pleurésie, phtisie et jus de pomme
des fois qu'on aurait un invité surprise
blasé, en plus, l'invité
on avait dit "Les blases, au porte-mental!"
ça nous fait un joyeux bordel, non?
un tas d'enveloppes corporelles vides sur un lit ou un canapé
tous les pores du corps en sang
oui mais non j'ai piscine là
ça fera un joyeux bordel, oui.
10:41 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
08.11.2005
( Nuit Prolongée )
- pour quelques heures de plus -
Il me manque les liens du sang
libérés d'eux trop, j'erre depuis dans ma dimension perpendiculaire
je croise des regards tiédasses, je voudrais faire pousser un iris sur leur épaule
sentir le bref souffle de leur passage pendants des minutes
à chercher dans toutes les directions à la fois, on nepeut plus savoir où donner de la tête
regards, écoute, appréhension de l'autre
perdu
entre mes quatre planches de mon monde en BD
je ne vois plus vraiment ce que je pourrais faire ici
la réalité n'est qu'un mot dont je fume les lettres
allumées à même une plaque chauffante
tombé dans des bras qui ne furent que ronces embroussaillées
la distance est définitivement trop grande pour les frôlements
prendre la tangente
comme tout psychiquement divergent qui se respecte
suivi comme d'hab par tous mes anges aux yeux noirs
la tangente
enfouir sa fuite sous des monceaux de bêtise et de supercheries
ça me botte bien
mettre les doigts dans la prise
et disparaîtredans un écran de fumée factice
comme dans une bonne vieille série B
un bain de ciment frais et tiède
obstruer les écoutilles
remplir les balasts
et laisser jouer la gravité
sous des faux airs d'autosatisfaction
sous des faux airs
sous des faux
étincelantes au clair de Pluton.
..dEUS - pocket revolution
13:43 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
( Pwned )
T'as repéré les sagouins
les hirsutes
les malvelus
les éjectés d'avance
de notre monde monoplace?
Tu les as repérés?
Ils zouent autour de notre cockpit
un puits de bites où ils croient tous se faire renflorer
ils zouent blastent matraquent incendient
notre oeuf de complexiglass
sans jamais trouver le moyen d'entrer
vieux tas d'cons
vieux thon de Caah
contrée lointaine où
à la naissance
sont exécutés les rampants dans leur genre
Aaaah notre oeuf!
Si tu savais comme je le polis des yeux
du soir au matin
paupières en grève
voûte spatiale en lente rotation
ça te marque la rétine à vie tu sais
mais oui tu sais
je t'ai croisée ce premier soir
tu faisais déjà la grève
moi je t'ai dit "Je te perds, j'en crève"
et ta peur soudaine
et un peu justifiée quand même
faut dire que bon
hein
donc braif et ta peur soudaine nous a menés
toi devant une grande vodka diabolo framboise
moi devant un chocolat chaud et ta présence enivrante
damn, qu'est-ce que je t'ai absorbée
ces moments-là
de tous mes sens
de tous mes souvenirs
de toute mon âme - tant qu'à faire -
on s'est parlé sans un mot
offert des clopes sans fumer
et longtemps après
on s'est quitté sans se quitter
de toute façon on y serait
on y serait
car on y était
là
entre quat'zyeux
pendant si si longtemps que mon chocolat était encore brûlant
vodka évaporée, on s'est baille-byé
en ce premier suaire
où le rose se fit carmin profond
noir et violacé
tu sais ça arrive tous les jours
je n'ai pas compris.
10:47 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
31.10.2005
( Léger Départ )
- pour de doux lendemains -
Prenons des vacances
loin du vide
loin des murs qui s'étalent
sur le pain quotidien
Les roues enfourchées
nous sommes partis
tous les quatre seuls
qui dans sa distance
qui dans son calcul
qui dans ses mots
qui à bavarder du papier
de temps à autre par la fenêtre
notre bateau vibre sobrement
nos oreillent sifflottent
flashées au 220
Semblerait que le temps se contracte
se crispe
serre les poings les genoux
boulet de canon lancé à travers lui-même
traversent les strates momifiées
des éternités à venir
claquant des talons sur les plafonds
dans le mutisme des univers
semblerait ouai
semblerait
mais j'indigère les couleuvres dorénavant
plus de paix pour les justes
le Temps est mort et ils vénèrent encore sa dépouille défraîchie
aux quatre coin du Rien
vain dieu-roi emplumé des Pastèques
dont les faux prophétisent mille morts
mille souffrances
si tu traînes devant ton bol
si tu loupes la rame
si t'as pas l'étoffe ou le velours
ben voyons du velours
dites-moi
trente-trois
show me what you got
haaaaa
en voilà un délicat et pourpre velours
pleinement cconservé depuis des lustres
à température et au poil
le palpé est doux et profond
presque mûr pour faire le mur
allez
échappons-nous ensemble
pends ton cou à mes jambes
et fais mine de rien
allez
c'est rien tu verras
un cataplasme à la chair
rien de mieux pour se sentir en vie
non?
allez
allez
allez...
viens.
..quincy jones - do it to it
10:40 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
24.10.2005
( Si gh )
Minuit. L'esprit noctambule vagabonde comme un rat affamé dans une plantation de coca. L'homme-araignée ondüle à Brocéliande et mes pouces sont verts. Ill Heaven au loin, Para-10 invisible mais aux alentours. Toujours aux alentours, mais une espèce de baume au coeur par litres s'engouffrant dans l'aorte. Rester, partir pour revenir puis rester, repartir.. ça te fragmente les soupirs comme une grenade surmûre se prenant pour Olivia Newton-Pomme. Et ronge, et ronge, petit pa-tapongle..
15:56 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (1)
21.10.2005
( Pas Le Droit )
- it's forbidden to forbid the forbidden -
L'équilibre instable hésite
les heurs comme un magma bouillonnant
les affleurements trop rêches dans l'aorte
me font trembler l'image
comme tu sais
Il y aura d'autres autres
hurlements lointains et murmures si proches
on ne joue pas avec ces choses-là
ce serait pire que le mauvais vin
qui pourtant me rassure
me lévite
entre dans une gorge
et ressort comme une épine
qui ne creuserait jamais son chemin
non on ne joue pas
J'explore les indéfinissables
à la face des murs en cloque
une belle boursoufflure cu côté de l'aîne
suitante pulvérisatrice d'instants
Je ne suis pas encore venu au monde
la peur sans doute
en boulets cerclant la nuque à jamais
C'est pas la pluie que l'on entend
ruisseau de fleurs sous-exposées
Et quelques légères hallucinations
des vers arc-en-ciel aux trois tortures
Je vous aime.
..sébastien schuller - edward's hand
13:10 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
17.10.2005
( Blb Blb Blb )
- gné -
Je picole
je bricole
je m'immole
les doigts dans le ventre des murs
des cités millionnaires
les infinies particules de la peau des agonisants
neigent sur la Mer d'Aral
la Peste soit des avares invisibles.
..death in vegas - fabriclive 23 - zugaga (live
10:43 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (4)
11.10.2005
( Derelict On Tongue )
- mais qu'est-ce tu bois doudou dis donc -
Poor misguided fool toi-même
j'ai fait que me traîner
de sphère en sphère
arrangeant mon terrier
pour mieux me faire oublier ceux des autres
j'ai jamais voulu un endroit doré
fût-il une cage de sept-cents mètres carrés
stay by my side
dont'you know
your daddy was an alcoholic
que ma chance a tourné
dans mon verre de lait
tu parles d'un fromage
j'ai des vers qui ne veulent que me ronger
vu à quel point je me pourris l'existence
mais ta mère chassa une fois pour toute
le meurtre que je m'instillait
depuis des années
je meurs de mes illusions
mon exil en Oblivion ne donnera
rien de bon
je le crains
mais tu sais
tu pourras limiter mes dégâts
le marasme de mon corps
qui supporte tant mal que bien
l'égarement dans lequel je me noie
le soir
en égoïste
en humain désillusionné
faible et pourtant vindicatif
parfois on ne se contrôle plus
des trous dans les paupières
de silencieux soupirs
comme si je n'existait plus
comme si
le bûcher en feu de paille
expirait dans un verre d'eau.
..system of a dawn - old school hollywood
12:15 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (1)
05.10.2005
( Conversation Du Clair De Lune )
- soudain -
"Alors, on se sent seul?
- Ouais.
- Et sans le sou?
- Ouais, pourquoi, tu veux me faire un bisou, serpent?
- Juste te tenir compagnie.
- J'ai pas besoin de la compagnie d'un serpent, serpent, j'te remercie.
- .
- Bonne nuit."
Le coup partit.
14:24 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (4)
( Dernières Promos Avant Liquidation )
- il est beau mon merlu -
Les stocks sont liquidés
liquéfiés
comme dans une série B simple et efficace
j'ai gardé les bons de livraison
les destinataires vont râler
expirer tout leur drame possessif
en gargouillant joliment
en un coquelicot pétillant
on verra bien au cas par cas
de toute façon
rien ne presse
le temps nous appartient
mon amour
on restera là
immobiles
face au néant couvant le chaos
main dans la main
et un sourire indéfrisable
qui n'appartient qu'à nous.
14:21 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
( Compte A Rebours )
- oui mais ça n'a rien à voir -
Trois pas de deux
dans le sens des aiguilles d'une montre
retrouvant le rythme originel
des tremblements intimes
soubresauts inégalés
sursauts insupportables
de buildings se perdant dans la stratosphère
étouffement du noyau en surchauffe
les tempes craquelées
elles avancent en rangs d'oignons
les doigts dans des positions absurdes
mâchoire pendante sur les draps
motifs enfantins comptines éternelles
il reste peu de chargeurs
pour tenir les rangs
jusqu'à la fin des derniers jours
quand le Soleil sombrera à jamais.
14:15 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
( Chansonnette )
- deux pas en arrière -
Un saut sur le côté
hop on évite les Respirants
Un clin d'oeil rallongé
hop la réalité dégage.
..rammstein - reise, reise
14:10 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
04.10.2005
( Ainsi )
- donc -
On est entre bulles
rien ne pourrait nous éviter
apparemment
aussi faibles
qu'un lac sous une brise
la fragilité sans résistance
cuba libre libère-moi
(hinhin)
et vive l'humour de masse
grand-père
tu sais nous sommes
tous perdus d'avance
dans tous ces bouges
comme toi en ton temps
où il suffisait d'un rien
de monnaie
pour faire plonger une famille entière
nous n'avon même pas de regret
dorénavant
rien ne nous raccroche
à la moindre certitude
dans ces soirées
un coup d'alcool et hop
déconnexion
un rien
vieux post-ami
à la jambe gangrénée
un rien
nous la génération du vide
et de l'obscur.
..herbaliser - the blend
13:19 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
03.10.2005
( Non Mais )
- t'as pas quinze 9mm? -
Voilà un dollar
va m'acheter un steak ou des côtelettes
y a plus rien à manger que des légumes ici
et crus en plus
même plus de gaz dans la gazinière
les lits restent glacials
dormeurs exsangues et briques réfractaires obligent
toute la tapisserie a été brûlée
pour not' bon confort
faudra bientôt penser à résilier une tairnette
vu Combien Ca Coûte
et vendre tes rubans et fanfreluches
comme le murmure si joliment l'archiduche
'tain y caille
et j'ai trop la mégadalle
tu crois qu'ils recrutentau don d'hormones?
j'ai des synapsent qui éjaculentde l'eau de mer à force
rhâââ j'en peux plus
j'ai FAIM bauredaile
me tricoterais bien un rôti de hérisson moi
tout pougned et répoplonduqué
en Conditions Normales de Température et de Pression
gnnniii me faudrait de la laine de tissu
des boutons des aiguillesun dé un dahu
chez Aux Laines d'Icelle y a tout c'qui s'emmêle
j'irai choper des aiguilles à criquoter
chez Paul Agon
m'en faudra des de neuf pouces
pour le cou
histoire de nuker une bonne fois dans le vide
for I am void into Oblivion
certes
mais oublions
l'heure détourne mon pauv' cadavre
limite noyé dans mon limite vomi
mon sang passe minoritaire au premier tour des érections
alors arrêtons là
piégeant la Boite de Pandore
de toute la pop-rock française.
..mix master mike - bangzilla
09:56 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
29.09.2005
( Récréation De Septembre )
- ring, my belle -
Tout pesant
l'air dépecé
quatorze épingles aux cinq coins de la tête
la vieille foule avance sans un pli
ni soupir
l'esprit dans les vappes
et le doigt crispé sur la gâchette
Du plomb liquide ruisselle le long des jambes
des hanches des poignets des cous
ça patauge sec sous les impers
ça rumine dur derrière les frontispices
là où se pâment et se gangrènent les minutes aphones
entre deux caresses agressives
et un pardon murmuré.
14:23 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
04.05.2005
( On Entend Frapper Dans Le Tuyau Du Radiateur )
- go otary yourselves -
l'oubli des regards
en face dans les couloirs mal éclairés
dans les caves sulfurées
par quinze cents moteurs trop gourmands
On se croise
raides comme des statues de grès
vite fixe un point ou une droite à l'horizon
et suis-la des yeux
"je t'ignore et je ne m'en porte que mieux"
Alors vois à travers moi
pense à tous les risques
que tu as pris
aux peines
aux souffrances
à ces poisons qui t'ont rongé
comme quatre-cent soixante-deux pacmen
gobant ton âme
et toi
le menton en larmes
au bord d'un gouffre
sans cesse s'avalant
pense à ces instants qui basculent
aux milliers de point de non-retour
qui auraient empli de joie
tes heures déçues
tes jours blafards
pense à ce qui aurait pu être
ce qui fut gâché malgré
et à cause
de toi
Où que tu regardes
tu as une seconde chance.
17:24 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (19)
( Next Stop: No Stop )
- en général, les archanges, ça pique -
On a tous une idée derrière la tête.
Tu n'en as pas
toi
qui bouillonne et t'exsangue
à force de cracher tes colonnes de flammes
de consummer les pas qu'il te reste
en clopes et litres d'alcool fort?
Tu ne crois pas que
les forêts qui brûlent
dans ton crâne
sont tes propres victimes
ton propre cimetière?
Alors c'est quoi cette
indétermination
à vouloir te cramer le cerveau
jusqu'au fond de la bouteille
aux trois quarts ivre
sans autre désir
que de t'agrandir le sourire
et faire papillonner tes sens?
Tasurvie d'étiole
ton étoile pâlit
tes pas se défilent
devant ton regard rémanenté
plus rien ne compte
que le dosage
pour faire durer le plus longtemps
commencer à 17h40
n'y a rien changé
retrouver un mot
désespéré
le lendemain
non plus
ce n'est pas une raison elle est malsaine elle détruit vivieusement
cachée derrière ses belles gambettes
et je ne parle pas du beau reste
Saigneur
elle est trop tentante
car justement elle n'appelle pas
ne se montre pas
alors
reviens parmi les vivants
ou au moins approche-toi de la frontière
qu'on puisse jauger
la couleur de tes cernes
reviens vers nous
on est là
c'est tout.
00:30 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
( Petite Machine Humaine )
- non, pas de photo -
Un espoir de tomber
un peu plus bas
que l'autre jour
où j'aidégringolé cinq étages
quatre à quatre
sans les mains
et avec les félicitations du jury impassible
docile petite machine humaine
aux doigts tapoteurs
frénétiquements tapoteurs
les marteleurs d'invisibles cadavres
Un espoir de tomber
encore plus bas oui
j'ai hâte
et j dégringolerai cinq à cinq les marches
sans les mains ni filet ni mouflles
ils n'en reviendront pas
moi non plus
ce sera l'évènement
les regards ankylosés se fermeront en douceur
l'un après l'autre
jetlaggés chacun à sa façon
en bons perdants qu'ils seront tous
certains le sont déjà
bien qu'ils ne le sachent pas
ils acceptent encore les règles
de toute façon ils n'ont pas le choix
si tu as regardé
tu participes
et si tu participes
tu dois suivre les règles
quoi qu'il en coûte
à ceux que tu aimes
les règles, quoi
si tu réfléchis un peu
tu comprendras que c'est simplissime
qu'il n'y a pas d'alternative
c'est si bien goupillé
que je dégoupillerais bien
allons
il est tard
je dodeline
je te brasse
bonne nuit.
00:16 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (1)
02.05.2005
( Once Upon A Time Nobody )
- à l'attention de -
16:55 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (2)
28.04.2005
( Prélude To Surgery )
incognito
lors des visites dans les maisons de retraite
le dimanche après-midi
pendant que les enfants
se gavent des odeurs de chairs en perdition
des paroles d'êtres en état de décomposition avancée
de gestes incohérents sans objectif
on fera ça en douce
chloroforme et bistouri
ouate de cellulose sous narines poilues
on pointera
on tirera
nos armes
et
en suivant les pointillés
sans ciseaux
puisqu'on n'a pas de ciseaux
on laissera le métal et l'os
se serrer fort dans leurs bras d'éternels amis
enfin heureux dans ces retrouvailles
les seules depuis quatorze ans
où il a fallu opérer du dos
parce qu'on croyait mourir à chaque pas
et chaque matin aussi
à chaque moment de la journée d'ailleurs
ah, c'est presque beau
bon
c'est pas tout ça
mais on doit passer
à l'école maternelle d'à côté.
21:29 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
26.04.2005
( Visite De Nuit )
12:01 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
25.04.2005
( Mh )
- shake, baby, shake -
16:25 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
19.04.2005
( Questions )
- answers needed ? -
Mouai, c'est bizarre. On va pas se foutre en l'air la santé quand même. Non. Pas besoin de ça. Pas la peine de se coltiner des pelletées d'approches en louzdé pour feindre un hypothétique bonheur à venir.
M'intéresse pas.
M'en bats les lobes.
L'envie est là, le besoin, même, cette putain de solitude qui implose devant les yeux *juste au moment où on ne s'attendait pas*. C'est pas moi.
Grève du plexiglass. Grève des jolis mots et des charmes à n'en plus finir de s'embourber dans sa propre bouse.
Bon, je fais quoi, là? Musique à pleurer de pitié devant un auditoire attentif à son propre larguage.. Magnifique, pouais tu parles. Que veux-tu faire d'autre, à part t'escrimer à réchauffer ta couette millésimée 1994, cadeau de ta fraternelle pas revue depuis 1998?
Quoi , maintenant?
Quoi?
00:55 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (3)
18.04.2005
( Bras Ballants Dans La Fureur )
- vous n'avez pas la priorité -
J'y pense
que des fois faudrait arrêter
comme je sais plus qui
qui écrivait récemment avoir laché
clés et portable
dans la Saône ou le Rhône
(elle ne se souvenait plus très bien)
tiens, un air de déjà vu
konsstruktmiseamort, voilà
bref
arrêter
débrancher la prise
fermer à clé
mettre la clé sous clé
et la clé de la clé sous clé aussi
et balancer ça dans un trou dans le sol
comme ces trous sans fin
sur lesquels on tombe si facilement
lorsque le sommeil nous trouve
arrêter les conneries
et jeter l'arrêt en même temps
se jeter avec tant qu'on y est
avec grâce et flamboyance
comme un Soleil se suicidant dans un coquetier rempli d'eau
mourant au fond
comptant les secondes qu'il lui reste
un genre d'instant lyrique pitoyable et triste
"you better come, come come, come come, to me"
bah ouai
je ferais mieux
en créature du vent j'aurais rien de mieux à faire
de m'approcher de toi
te toucher la main
enregistrer ce contact à jamais dans mes gènes
ta main
ce n'était qu'elle
et pourtant
tes yeux dans les vagues lointaines
regardaient ta solitude en face
le décor a disparu
le bruit la musique se sont planqués sous une table
j'ai gardé les bras fixes
juste pris ta main
osais pas te serrer dans mes bras
aucune idée
faudrait arrêter
laisser tomber ce gros quart de siècle
d'agression mentale et nerveuse
et repartir vivant et frais
ou simplement arrêter.
08:20 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (1)
17.04.2005
( On Range Les Poings Et On Tirlipote Les Touches )
- appel du pied -
On y a cru, pourtant. J'imaginais déjà des champs de verdure fleurie sur des collines greffée sur la surface entière d'une planète.. Mal m'en a pris. Faut que j'arrête, aussi. 'Suffit, les élan de l'âme avec les humaines. Salsifi. Farpaitement. Mais voilà, je suis sujet à la combustion spontanée du palpitant. Dans certaines limites, certes, mais je brûle facilement, souvent à mes dépends, mais je suis persuadé que si j'abandonne cet "état d'âme" (premier degré au fait, merci), je m'enracinerais dans les profondeurs de la réalité à une profondeur qui ferait rosir de jalousie Jules Verne, et perdrais immédiatement et à jamais l'essence même de mon existence.
Ouep, l'essence. Le kérozène, le napalm qui me pousse vers la vie. Non pas que je sois un post-dépressif, un poète maudit autoproclamé (mouahahaharf c'te formule) mais l'élan qui donne envie d'embraser tout ce qu'il touche du regard, qui s'enflamme au moindre sourire d'un centimètre carré d'un cri ou d'un soupir.. Précieux et terrible. Sans ça, comment demander au mec de la supérette de nuit à cent mètres de chez moi si je pouvais revenir pour prendre en photo le miroir convexe fixé au mur? Un reflet pareil, un fish eye vissé là par pur souci pratique et dissuadif qui m'attire irrésistiblement? L'essence quoi, merdre. L'essence, putain de chienlit. Et les bulles du vin à peine versé qui disparaissent en quatre secondes à la surface..
Un objectif, un but, qu'est-ce que j'en sais, je ne sais même pas ce que je suis. J'y travaille par cercles concentriques innombrables, trouvant sur le tracé des milliers d'exclamations et de bouches bées m'obligeant avec ô quelles jouissances d'élargir le rayon et d'en trouver toujours plus de ces "ho" et "nnnngh" qui me font tsunamiser le coprs, jouissances qui en appellent, dans le vide, toujours d'autres! Rhâââ mais ENCORE!! Faites-moi me sentir en VIE, bordel!! De la came tout ce qu'il y a de meilleur, avec une addiction qui comble de vie chaque taffe, chaque sniff, chaque shoot, agissant plus rapidement que n'importe quelle dope en vente aujourd'hui et dans les siècles à venir!
On y a cru, pourtant. Ce fut une bête soirée, pensant retrouver un pote (le temps éloigne les personnes - désolé, P., à charge de revanche, j'aurais vraiment voulu être là pour tes dernières heures de garçon), me retrouvant avec cette personne à la présence répoplonducale pour quelques minutes mais l'ambiance.. vous savez, quand la musique manque, quand tout semble déjà produit, malgré une envie de m'y joindre, rien que pour me rouler en boule dans la foule ensuée par le rythme et s'abandonner un peu, et bien quand cette musique manque (italiques powa), plus rien ne suit, c'est l'abandon généralisé, presque frustré et déçu, à s'attendre à trouver une bonne vieille soul des familles qui - justement - vous répoplonduque furieusement l'arrière-train, et vous claque un lexomil sonore en guise de bienvenue dans les terres arides et pâles de l'entertainment de masse.. Le tableau, quoi.
Faudrait ouvrir une boite à musique. La Bwatamuziq. Putain quels orteils.
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