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20.08.2015

( Après L'Aurore )

L'aurore est passée depuis longtemps
les brumes se sont dissipées
maintenant la grisaille règne
timidement interpelée par les couleurs des embouteillages
aplatissant tout
de la cîme des arbres à la rive du fleuve
de la houle de la mer aux massifs de fleurs
jusqu'à ton souvenir
jusqu'au frisson de ta peau sous la pulpe de mes doigts
éberlué
happé par le courant épais et sans tumulte
lancinant
même les mots, inertes,
reliques dérisoires du dernier rayon de soleil,
coulent au fond des rizières
exhalent dans l'oubli
et m'emportent
d'un poids immense dans cette poix
ce rien vague et abrutissant
anti-révolutionnaire
le saccage par le silence et l'omission
où l'oubli est le messie
et la parole noyée par le plomb.

08:52 Publié dans Poisons | Lien permanent | Commentaires (0)

19.08.2015

( Boucherie Charcuterie )

Dans l'abandon des dernières secondes,
une main se posa prudemment sur un livre qui se fermait.
La nuit, qui rampait vers elle, la dévora.

28.07.2015

( Élégie )

Élaguer nos instantspour qu'il n'en reste qu'un fin duvet
flottant dans un Soleil clair et froid.

25.06.2015

( Comme Hier )

L'écart de nos danses
qui ne connaissent que peu le surlendemain
et perdurent à travers
l'écho de nos regards et de nos caresses
nous rappellent l'un à l'autre
si souvent
trop rarement
que nos doigts se déliant reviennent à ma mémoire
comme des petits fantômes ivres
loin de tout
loin du monde
si absents aujourd'hui comme hier

L'écho de nos silences
qui n'attendent qu'un soupir pour mourir/s'éteindre
puis s'emballent comme
l'écart de nos absences
nous rapprochent l'un de l'autre
si souvent
trop rarement
que tes cheveux dans mes yeux se figent en moi
comme des petites éternités, des soleils
trop loin de nous
trop loin de moi
si absents aujourd'hui

et moins que demain.

( This Song, Not Yet )

What have I become?
Everyone I know goes away in the end.

24.06.2015

( Revoir Interstellar )

Sixième minute, premières larmichettes =)

23.06.2015

( Descente Post-Hellfest )

Que reste-t-il de nos amours, de Charles Trénet, en tête, direction le lavomatic. Les larmes viennent, aussi fortes que lors de la montée dans le TGV qui me ramenait à Paris. La fatigue, sans aucun doute. Le mindfuck est complet.

L'année dernière, j'étais un peu nostalgique et le souvenir de tous les excellents moments vécus me réjouissait. Là, je prépare mon barda de linge salle et c'est tout le week-end qui revient me frapper la rétine à la vue de chaque T-shirt, chaque short, chaque paire de chaussettes, même.

T'as beau croire être blindé, être un grand garçon, poilu depuis plus longtemps que tu n'as été imberbe, il n'y a pas d'échappatoire. Les amis, oui, mais les amis bossent tandis que tes vacances continuent et ta solitude aussi soudaine qu'attendue - mais pas redoutée - déboule sur le coin de ton existence sans crier "Tuuu vaaas preeendre cheeeEEEEER MOUAHAHAHA"

Et vlan.

Voir un ami et fondre en larmes une bonne fois pour toutes pour saluer cette édition exceptionnelle du Hellfest et tourner la page serait une solution mais c'est bien trop rude pour le moment.

Le Temps et la distraction, alors. Et de la zik électronique non mélancolique (je vous montre du DOIGT, Bibio, Boards of Canada) ou du hip hop old school.. On trouvera bien. En attendant, j'ai du linge qui pue à laver, tout comme mes yeux.

29.04.2015

( L'Ombre De Nos Frissons )

Le cadavre du Temps
au chaud derrière les doutes
et le stoïcisme devenu trop calme
de nos regards échangés 
hurle derrière nos tempes
ne cesse de s'enrouler de ses loques poisseuses 
tachées de fatigue
de l'abandon des êtres qu'il parasite
qu'il ploie, tord, brise 
et avale tout entier
goulûment
à grands mouvements de gorge

Alors qu'au delà des dernières sensations
des ultimes brûlures 
nos doigts se dispersent
nos soupirs brûlants s'éteignent
les muscles cessent leurs convulsions

éteignant les sourires qui nous animaient
depuis déjà si peu longtemps
en même temps que les derniers soleils. 

( D'entre tes doigts et de ton souffle ]

Le cadavre du Temps
au chaud derrière les doutes
et le stoïcisme devenu trop calme
de nos regards échangés 
Hurle derrière nos tempes
Ne cesse de s'enrouler de ses loques poisseuses 
Tachées de fatigue
De l'abandon des êtres qu'il parasite
Qu'il ploie, tord, brise 
Et avale tout entier
Goulûment
À grands mouvements de gorge
Alors qu'au delà des dernières sensations
Des ultimes brûlures 
Nos doigts se dispersent
Les muscles cessent leurs convulsions
Éteignant les sourires qui nous animaient
Depuis si peu longtemps
En même temps que les derniers soleils. 

17.04.2015

( Constant Ending Of Times )

18.03.2015

( Entre ]

Entre tes doigts
les miens, pâles
tremblants comme les tiens
fades et faibles
avant toute considération
tout regard
de nous vers les autres
et des leurs vers..
..vers qui sait.
notre déliquescence a commencé
à peine entamée
elle en devient vraiment difficile,
pour nous, humains,

toi, volatile
toi, frivole

Et rien, finalement, qui ne nous tient au courant ?
D'ailleurs, je pense qu'on s'en fiche impérialement.

J'ai des rêves un peu tourbillonnants, mec.

(Je sais que tu me lis "à l'occase", allons)

(On en parlera quand tu veux)

Voilà.
Bouteille à l'amer
sans but
ou si peu.