11.07.2014
( Perdition Dans L'Éphémère )
L'extinction à petit feu
un effacement de l'intérieur
par petites touches évaporées
en se rongeant les sangs
et se labourant les crocs
voilà ce qui me fait bander et mourir de honte
Mes veines sans écluses s'épuisent
bâillent aux corneilles affamées
se couvrent de l'ombre intéressée et fébrile
Ma dernière nuit sera courte
J'y laisserai pourrir mon sommeil
griller mes derniers fusibles et ampoules
en chantonnant doucement n'importe quoi que ma tête dodelinante livide et sèche ne retenait déjà plus
Je dors mais plus pour longtemps
Je déménagerai là où il fait meilleur
où l'odeur des croissants et de ta nuque chauds meurent sur mon palais
Dans une dernière étreinte croustillante et juteuse
tu t'allongeras sur moi
Le souffle faible
Le cœur flottant entre deux riens
à l'heure où les combles se réveillent
à celle où l'on s'étiole à pleines gorgées de poussière.
01:48 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
24.11.2013
( Fin Et Suite )
http://oratoirenu.wordpress.com/
07:19 | Lien permanent | Commentaires (6)
10.10.2013
( Q )
Que le toi
Ne me le.
02:33 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)
24.09.2013
( Loi Martiale 2 )
Extinction des cieux
01:19 | Lien permanent | Commentaires (0)
( Couvre-Feu )
Extinction des yeux
01:18 | Lien permanent | Commentaires (0)
( Loi Martiale 1 )
Extinction des yeux
01:15 | Lien permanent | Commentaires (0)
23.09.2013
( Amour, Michael Haneke, 2012 )
Je confirme : Amour, de Michael Haneke, est une œuvre profondément forte sur le quotidien banal d'un vieux couple en fin de vie. Un accident vient précipiter l'inexorable extinction de l'être que l'on a aimé des décennies durant, et, plus que les regards des uns et des autres, il y a les impressions, les émotions des seconds rôles qui éclairent ce drame humaniste et sincère d'une lumière chaude et poignante.
À travers une réalisation sobre (la quasi-totalité des plans sont fixes), Haneke, dans un seul lieu clôt, l'appartement de ces vieux amoureux, peint ces paysages humains sans complaisance forcée ni larmoyance convenue, comme il serait sans doute le cas si un autre réalisateur en avait pris les commandes. J'ai pensé immédiatement à cette chirurgie documentaire, presque réaliste, de Funny Games premier du nom, en ajoutant plusieurs plans à géométrie symétrique, décuplant l'ampleur de ce qui, somme toute, constitue le quotidien de millions de personnes en France.
Voici un drame intime, doux comme l'amour et froid comme la vie, qui touche au cœur de nous-mêmes sans un mot, sans un bruit. C'est assurément l'un des grands films de 2012.
14:16 Publié dans Betweenears | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, michael, haneke, 2012, amour
17.09.2013
( Soudain )
À travers le ciel chargé de pluie, je sens le ciel bleu contre ta peau.
13:29 Publié dans Monophrasé, Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)
15.09.2013
( Revealing Itself To Itself, Above All )
Paris.
People.
Life.
Love.
(brevet déposé, ffs)
03:32 | Lien permanent | Commentaires (0)
08.09.2013
(. Négations )
None Nor
08:21 | Lien permanent | Commentaires (0)
03.09.2013
( Seem )
La peau alcaline Et à l'intérieur La ville
09:23 | Lien permanent | Commentaires (0)


