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02.03.2005

( La Crise De Nerfs Du Démineur )

- let the attack begin -

You bombing bastards !!

Mais qu'est-ce que je vais foutre à sanibroyer 7h30 de ma vie à me faire condescendre par des personnes, supposées manager (gnnnnîîîî) mes collègues d'infortune, à sentir la pulpe de mes vingt ongles s'arracher au moindre son de leurs voix aigues, insupportables, modulées comme une standardiste sous ecsta et la barre des 60, à forcer à vendre des machins innommables (et pourtant ils l'ont fait) à des couched brain potatoes qui se complaisent malgré eux, comme des milliers de Sammy Jankis, à se pourrir l'hypothalamus devant leurs réclames long format?! Mais qu'est-ce que je vais foutre là-bas??!!

Samedi 12, vers huit heurts, je vais avoir besoin de deux-trois antidépresseurs et d'un gros bisou. Putain mais il y a des jours où ce ne sont pas ces jours-là qui mériteraient qu'on leur casse la gueule, c'est le Temps itself, suivi du Langage.

Dimanche 13, vers quatorze heurs, je vais avoir besoin de dolipranes.

12:20 Publié dans Poisons | Lien permanent | Commentaires (3)

( En Lêchant La Route )

Je vais perdre le Nord et m'islander un peu plus.

01.03.2005

( Chronique Des Salles Privées )

- please do not feed walls -

Je caressais la brûlure du radiateur pour me réchauffer la paume. Le froid se planquait sous nos vêtements et envahissait le bâtiment en nous suivant pas à pas vers les dernières cages. Il y avait quelqu'un à l'intérieur qui nous regardait.

.. múm - sleep / swim

13:45 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)

28.02.2005

( Dodalisme Volontaire )

- tu serais pas en manque de plomb, cowboy? -

On va se reposer. Prendre de l'air, faire des noeuds avec, retourner les écliptiques et hoola-hooper deux-trois trous noirs en dormant. Bonne nuit à vous.

..cinematic orchestra - evolution

23:30 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)

( Ciel ! )

- bigre -

Lassitude. Vacances. Maladie. Repos. Fuir.Loin. Sans bouger. Ciel. Qui es-tu.

..cinematic orchestra - flute

23:20 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)

( Acousticaution )

- et pourtant l'essentiel.. l'essentiel, bordel -

Have a nice blowjob.Relis-toi. Attentivement.

Fais attention à ce que tu portes, à ta façon de parler, l'architecture de tes gestes.

Tout est preuve d'une faille intime.

..cinematic orchestra - burnout

23:15 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)

( Electrocushion )

- mets de l'huile -

Installez-vous confortablement.Retirer millimètre par millimètre les doigts de la prise.

Sentir comme les nerfs vibrent autour et dans l'os.

Connaître le dernier bout de peau sous tension avant la mort du flux.

Ouvrir un peu la fenêtre.

..cinematic orchestra - all that you give

( Rebours Et Suspension )

- avec une scène de bambi dans la tête -

Inertie et paupières closes

Une saison à finir. Quelques mois à liquéfier sous le coup du doute ou de l'extrême lucidité, va savoir. Déjà l'année dernière, les requins endormis commençaient à fleurir de blanches rosaces sur les yeux, le niveau du vieux marais montait sous les averses incessantes, et je campais à ses côtés dès la fin de l'après-midi. Je l'écoutais parler, je me plongeais dans ses silences alors que des tempêtes hurlaient au-dehors. Les murs d'arbres s'entredéchiraient dans une furie sauvage et des nuages de copeaux. L'eau montait et les requins fleuris faisaient la planche sous la Lune. Les racines vociférantes, en deuil de leurs fils, se tortillaient dans la douleur du corps amputé. L'humus tramblait, glissait doucement aux huit coins du marais, je remontais une couverture sur les éclairs fatigués. Ceux-là tombèrent vite, dès la première étincelle le carnage commença. Sous la pression, les cuissent se serrèrent, des bras en trouvèrent d'autres, la cartographie des paumes épluchée de Fondcomble à la porte à côté. La surface permit aux veines de battre en retraite, aorte ou pas aorte, le feu et le tumulte au-dehors s'en fichaient bien..


Alors nous donnâmes joie aux coeurs.

..cinematic orchestra - man with the movie camera

( Search & Destroy )

- sabre au glaire -

L'éclate. Assis dans mes chaussures, l'assemblée se remercie de sa propre présence avant de descendre les derniers échelons vers le sol. Eparpillement, pillage des senteurs orteillaires, fraîcheur de la semelle intérieure. J'aime mes chaussures.

Bref. Ballasts remplis d'air, retranché derrière sept murailles de roche, j'observe la surface, le sourcil contracté. Je n'ai qu'une envie, un besoin, une poussée instinctive qui m'ordonne de tous ses hurlements de m'enfouir six pieds sous terre et d'y attendre l'accalmie. Les fins de week-end et le premier matin de la semaine me gèlent les côtes, reprennent le rabotage en règle des ongles, l'insomnie et les rêves troublés motocultent le sang-froid, et un mot s'imprègne, invisible, sur les quatre murs: PEUR. Une panique, de celles qui naissent lorsque, les membres brisés, piégé dans une trappe croupie au fond d'une pyramide oubliée, on aperçoit le lent piège aux mille pics qui vient nous border. Les unes après les autres, je passe en revue les salles de torture de l'innommable Melkor (tiens?).

Mais là, souviens-toi, tu as croisé un regard, et cet instant a duré mille semaines tandis que, de l'autre côté du Mur du Sommeil, tu as retrouvé ce quelqu'un d'incroyablement familier, de proche et d'intérieur à toi, dont le moindre contact faisait parler le moindre pore de vos corps et où vos errances agonisaient enfin..

Sept heures quinze. Debout.


..at the drive-in - enfilade

( Mmffff )

Encore des heures à attendre que ça se termine pour aujourd'hui.

09:34 Publié dans Damned ! | Lien permanent | Commentaires (0)