25.11.2004
( Ca Sent La Certitude )
- négatif -
Toujours pas. Non. Je ne sais plus pourquoi je tiens comme ça, après tant d'années. Je crois que ce n'est plus la peine d'étndre une dernière fois le drap du pique-nique, de courir après les papillons cendrés, d'inventer un trou béant à la place dès que je passe le bout de mon orteil dehors. Mourrez, tous, vous restez d'un lassant..
00:50 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (4)
( Nos Heures Passent )
- une grange dépasse ! -
Pas besoin d'avoir une nuit tombée à la renverse pour que les heures paraîssent tardives, épuisées d'être elles-mêmes, rien que des chiffres et des nombres à la queue indienne, les cernes au cirage et la bite en sourdine.
Enfouies sous leur propre silence, les heures auschwitzées espèrent en de meilleurs lendemains, en de meilleurs espérances, espérant reconnaître un jour l'espoir et murmurer, déséchées: "Ah c'est ça..", sans avoir plus de force qu'un chhiot cholérique en bout de laisse.
Les heures se suivent.. Nos heures s'égrènent par brindilles, le Horla garde un oeil attentif et invisible sur leur régularité tremblante, et je continue à décompter mes battements de coeur. La nuit même semble crevée de passer et repasser sans arrêt, et de l'Est à l'Ouest, un peu plus à l'Ouest, complètement, jusqu'au bout où le ruban de Möbius renvoie la purée dans le même anti-sens et la même non-direction. Toujours et inlassablement la même vidéo de 24 heures en boucle devant les glazes écarquillés comme l'autre drougui beethoveiné, et les mêmes points de suspension dans l'âme qui grossissent, grossissent à en emplir le rassoudok jusqu'à en fuir par tous les ports du monde connu.
Je sue les heures de mon ennui, je suppure les secondes de mes rêveries aussi vite qu'un claquement de cil, sans qu'aucune autre sorte d'aube n'arrive. Ni prés, ni colchiques, nous devrions peut-être nous sauver de nous-mêmes, remonter vers le cercle polaire narcotique et attendre la levée de l'Aube, la retombée des poussières et la fin du bourdonnement dans nos oreilles.. Peut-être. Rien n'est moins sûr.
Mais rien n'est plus pur.
00:15 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (1)
24.11.2004
( Enfer Et Scandinavie !! )
J'aime bien avoir ça dans entre les oreilles. Si-si!
12:15 Publié dans Damned ! | Lien permanent | Commentaires (2)
( You've Just Been Mulped )
- warning! mulping ahead -
Et dans les ténèbres de l'oubli de ce long paragraphe à peine défoetusé que déjà jeté hors de la mémoire temporaire, il se trouva que ma mulpe ne se trouvait plus. Une session cache-cache, peut-être? Elle pouvait se la permettre, sa cartouche à peine pleine au deux tiers ne l'empêchait pas de se planquer sous un endroit sombre, poussiéreux, de préférence peu accessible à ma main bioniquée. La laine. Il y eut bien un feutron, là, toujours si curieusement visible, toujours à se la montrer, le pervers, mais trop perçant pour les feuilles de soie.
Tant pis pour toi gamin.
Non, pas tant pis. Elle n'est pas loin. Jamais loin. Elle attend juste que je sois à point.
00:55 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)
23.11.2004
( RadiolendelL 02 )
- brand new new retro -
RadiolendelL passe à quelquechose de plus consistant La soupe passe un peu mieux, avec de vrais morceaux de topinambours et de museaux de hérissons, une pointe d'ail et un lit de romarin.
Liste des invités:
01. Aphex Twin - Nannou
02. Mum - Green Grass of Tunnel
03. Plaid feat. Björk - Lilith
04. Tricky - For Real
05. Lemongrass - Desert Sand
06. Archive - Again (album version
07. Unkle - Rabbit In Your Headlights
08. Portishead - Roads
09. Nina Simone - House of the rising sun
10. Portishead - To Kill a Dead Man
11. Tricky - Hell Is Round The Corner
12. Aphex Twin - Nanou 2
13. Vincent Gallo - Yes I'm Lonely
14. Deftones - Change (in the house of flies
15. Sunna - Grape (rough mx
16. Everlast - Black Jesus
17. Sparklehorse feat. PJ Harvey - Piano Fire
18. Nine Inch Nails - March Of The Pigs
23:20 Publié dans Betweenears | Lien permanent | Commentaires (6)
( Mh ? )
- Heuin? -
Je ferme les yeux et me réveille.
15:10 Publié dans Monophrasé | Lien permanent | Commentaires (3)
22.11.2004
( Poison #4 )
- et un ongle poinçonné, un -
J'ai la canine hystérique, moi, avec ce texte perdu à jamais.
20:25 Publié dans Poisons | Lien permanent | Commentaires (0)
21.11.2004
( Sirop )
- vous l'auriez en pourpre? -
Dévêtus de nos habits ensanglantés
traversant l'appartement
dans la pénombre éblouie par le sodium,
les reflets de l'averse
et l'ampoule faiblarde de l'entrée,
nous sommes restés immobiles
face à face, têtes baissées
respirations de spasmophiles, vagues de pluie
à l'abri
puis nous avons bougé
nous nous sommes glissés dans le bain
avec douche brûlante merci
puis il est devenu grenadine
lui aussi
glissant de nos peaux
au drap de satin médusé
en corolles étirées vers le bas
en silence
en face à
doigts crispés en un faible effort
celui d'un continent tempé de lave
compter sans compter
les gouttes à goutter du nez,
les allers et retour
de la chair de poule
à vif derrière nos paupières mal baissées,
l'iris apprenti fuyard
mais aux prises de chaînes plus lourdes que l'esprit
c'..
l'eau semble plus tiède
au fur et à mesure de l'effacement du temps
de l'assèchement des vitres
et de nos regards enfermés
dans la grenadine
elle se retrouve entre elle
lit nébuleux allongé sur lui-même
en train de chercher un moyen de sortir
d'onduler hors de ce bac
rempli de gens immobiles et d'eau
l'eau est glacée comme tes yeux
comme si tu pouvais m'en vouloir,
car il faut bien un responsable,
alors pourquoi pas un aute que soi?
c'est tellement plus facile
ça coule de sauce
ça crève les yeux, oui
un millilitre de solution de facilité
éclair de génie
et les bras m'en tombent
la grenadine retrouve une nouvelle jeunesse
regarde, elle reprend des couleurs
tu as perdu ton sourire
avec tes larmes sous la pluie
et les voilà qui regagnent tes yeux
welcome back home
je retourne vers le Soleil
flottants dans les coquelicots fânés.
23:10 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
( La Maison Vide )
- kévin baisse la radio !! -
Aujourd'hui
j'ai oublié ton dernier bonjour
le murmure
à travers le plafond
avant que les oiseaux s'éveillent
ton dernier éclat de vie dans la voix.
J'avais oublié
et déjà tu disparaissais des autres souvenirs
la maison redevenait telle qu'en elle-même
des murs des cloisons
des fondations ds fenêtres
et tout le reste
ta présence ne s'est pas faite remarquer
tu étais très discrète quand tu le voulais
et cette porte qui ne fermait pas
et qui maintenant ne veut plus s'ouvrir
pas plus que les fenêtres
la porte du grenier est entrebaillée
celle de la cave est toujours glacée
la porte d'entrée joue aux apprentis courants d'air
pour perfectionner son sifflement
et vers quatre heures du matin
j'entends des toussottements.
20:40 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)
20.11.2004
( Dépoisonné )
Quand Trip sort de la salle de maths après sa seconde entrevue avec le père, il a presque la même tête que Jamie Lee Curtis.. Marrant.
14:00 Publié dans Damned ! | Lien permanent | Commentaires (0)
( Can't Breathe )
Des fois ça part comme un soupir avorté, un frisson de ceux qui prennent quand, sous la douche, l'eau trop chaude endort les nerfs et la vigilance.
Puis les paupières se ferment au deux tiers, l'eau ruisselant dans les yeux, le long des cheveux qui pendent en fond sonore.
Et le soupir qui finalement revit une dernière première seconde pour avorter encore.
Noyé de chaleur
à l'envie à tous les pleurs
les yeux coulants
sans cesse en fuite
en-dessous de la limite
trop en-dessous pour passer aperçu
les cheveux collés
aux feuilles mortes de l'année d'avant
mais d'avant quoi?
Qu'est-ce qu'il s'est passé avant?
Coment pourrion savoir
le passé est non avenue
plus de témoins, plus d'assassins
moins d'effroi nous satisferont
dans nos rondes sans plis
sans cuissages extrême ni persasion amicale..
Nous ne pourrions jamais savoir
voyons
quelle belle idée
jeune utopiste
combien d'idées de fous pour de décisions,
certes rapides
mais ô combien efficaces et jouissives?
hein
toi
petit être insignifiant
et sans moyen
qu'est-ce que tu me hurles
du fond de la nef en otage, hein?
qu'est-ce que tu veux nous dire?!
que dalle, oui.
Ici
il n'y a ni espérance
ni évidence
pour ton maigre C.V
pour ta maigre famille
alors laisse tomber
laisse un peu bosser ceux qui le méritent
nos grands héros de l'Industria moderne
laisse tomber tes espoirs
on te conchilie suffisamment dessus
pour t'ouvrir les yeux avant ton arrivée
car dans ce pays
que ce soit
toi ou moi
ou on en tue
ou on en survit
tu n'as que le "débarras du choix"
Prepare to die
Don't you expect to know why
the soil howls at you
you
and your little.
05:23 Publié dans Missives Du Kontrebas | Lien permanent | Commentaires (0)


