24.01.2005
( Message Publicitaire )
- c'est çui qui dit qui y est -
ça ne peut pas se passer comme ça.
impossible.
les possibilités, justement, sont grandes, mais tomber là-dessus, non.
pas moyen.
ça serait du suicide inventif et destructeur.
les raisons qui nous poussent sont tout sauf réfléchies.
on agit encore et toujours, et toujours plus qu'avant, à l'instinct.
et nos existences, on en fait quoi?
nos vieilles années, que seront-elles?
qu'aurons-nous préparé pour ce temps lointain où nous finirons notre vie comme un verre?
pourquoi cette peur soudaine d'une époque qui ne viendra que bien tard?
pourquoi prévoir et ne passer son temps présent qu'à ça?
des questions, oui, des questions..
certaines réactions malvenues apparaissent, il est temps de les empêcher de m'aveugler.
restons en vie, bon sang!
la vie!
les sens, les émotions, la création, les rencontres, la découverte!
choisir de vivre enfin!
on n'a pas que ça à foutre.
penser à l'après!
et le pendant, alors?
et le pendant?
on se retient de respirer pour avoir de l'oxygène plus tard?
non.
essoufflons-nous violemment.
transpirons, suons.
mais qu'on frétille, bordel, que nos nerfs ouvrent les yeux et gigotent!
on s'empêche tous les jours de vivre, alors que..
..hors de question.
03:21 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (2)
23.01.2005
( Entre Les Lignes Des Listes )
23:00 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)
17.01.2005
( Sens )
00:15 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (2)
16.01.2005
( Aussi )
03:27 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)
15.01.2005
( Le Retour Du Triolisme Platonique )
- installez-vous confortablement -
H. Istoff et Miss Powm viennent de me rejoindre. Je pressens un truc..
21:13 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (2)
14.01.2005
( Autodafé Paris-Pékin )
Bref. Ca faisait pas longtemps que je pensais, et déjà j'avais un besoin frénétique d'en cataclysmer quelques-uns. Ceux qui tambourinaient des fronts sur les pommes cuites de leurs voisines, celles qui pendaient les sanglots d'un tout autre genre, apparemment féminin, aux échelles des emplafonneurs de ciel, les mêmes qui secouaient le haut des riens en trompant les apparences pour accompagner les tant bourrins, et ceux qui fermentaient la mâche à balancer à croate à chauve leurs mandibulations de veste pourpre et de chaînes en or qui brillent et maudissaient leur mâchine à encéphaler.
Tout ce beau monde-là, se retrouvait toujours poétiquement embrassé et là, la fadaise interpelait au niveau du vécu, il aurait fallu traquer le livre, se faire une peau d'échappatoire de cette obscure destinée et remonter la langue humide vers la luette, la voix, là où, toute occupée à jouer avec ses cordes, on lui aurait plumé la tête. Ainsi les mots tomberaient comme plein de peutimeussieux à la peau rose et au regard absent, flottant en hirondelles noires sur une vieille musique électronique. Et la simplicité, elle, se serait barrée depuis une paye, et arracher la couverture des mains des livres n'aurait servi à rien. Il fallait donc trouver un autre moyen.
11:00 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (12)
13.01.2005
( Alors, Toujours Bien Dans Ses Chaussures? )
23:55 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (4)
( Alors, On Est Bien Dans Ses Chaussures? )
23:45 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)
08.01.2005
( Désolutions )
- notes d'inintention -
Marcher avec des inconnues.
Reprendre les rênes du rivage.
Falsifier les encadrés.
Répoplonduquer l'inassouvible.
Répliquer l'inamovible.
Avertir avant d'aimer.
Préparer tes reins.
Envoyer des fleurs à l'embrassade.
Sortir des noeuds de papillons les jours compliqués.
Ecouter les trains à quatre oreilles.
Ecouter les trains chanter comme des baleines.
Souffler à la surface de l'eau.
Eviter les flaques de gens.
Chercher l'aventure dans les torrents.
Se souvenir de nos mains qui tremblen.
Revenir en arrière.
Faire Pause.
Augmenter le volume.
Continuer à régler l'équaliseur.
Rester monochrome.
Visiter un clocher.
Assister aux échauffements de l'organiste.
Assister à une happy end.
Eviter Harry et Sally.
Mettre une contravention au néant.
Eblouir un cierge.
Faire copuler les ombres.
Platoniquer la pornographie.
Ajouter un zeste de citron avant de servir.
Servir glaçant.
Avoir une conversation profonde avec un golem.
Réessayer plutôt qu'ignorer.
S'obscurcir dans une salle.
Se faire tout petit dans un fauteuil.
Penser à dormir.
Inviter Herr Istoff et Miss Powm pour une prochaine conversation.
Ping-ponguer régulièrement avec des mots.
Recommencer si c'est déjà fini.
Craindre les vaches armées de hallebardes.
Mettre le lait et le jus d'orange au frais.
Se mettre aux légumes et aux fruits.
Vouloir et faire du bien.
Avoir la conscience tranquille.
Solder son compte en banque.
Risquer le tout pour le tout.
Eteindre la panique.
Etreindre la musique.
Renverser un putsch.
Putscher un renversoir.
Evacuer en cas de danger.
Créer des céréales en forme de crucifix.
Créer des crucifix en forme d'avoine.
Changer d'air.
Respirer ailleurs en restant là.
Revendiquer un attentat intime.
Raconter une histoire.
Rester sur des phrases en R.
Répoplonduquer la chose glimounante.
Glimouner la chose répoplonducale.
Inscrire 'Glimounant' dans leurs dictionnaires.
Finir une phrase par un point
Faire la nique à un trou noir.
Bourrer auvergnatement un quasar.
Faire attention où je mets les yeux.Zieuter avec les mains.Avoir toujours une cartouche d'avance.
Passer level 50.
Echanger belvédères et tabernacles.
Faire crisser les injures.
Approcher les artificiers du bulbe.
Nettoyer mon bocal.
20:15 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)
( Merci, Bonsoir )
Merci, Michael Stipe, de faire fleurir nos vertes prairies, mais il serait temps de sortit de mon bulbe, merci.
04:20 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (2)
06.01.2005
( Dernière Objection )
- à vous l'honneur -

01:20 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (2)
05.01.2005
( Les Esprits S'Entrechauffent )
- vous voyez, mon vère, ce que je.. hein? bon -
Suite de notre entretien.
Il faudra penser à autodafer cet album, qui est intégralement premier degré, non répoplonducal, et totalement venu con. Mais ça reste un triple avis personnel.
22:15 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)
( Triolisme Platonique )
- merci d'édither, c'est pour la bonne qui cause -

Je pressens des conversations à trois, mon foie, très très intéressantissimisantesquisanteuses! Ensemble, nous nous préparons à remuer la poussière un peu partout, sans ronte ni beurre du riz d'Hiculle. En tout cas, sans glimounance inside. Ce thé t'y owned.
21:30 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (5)
( Le Balcon )
- plus bas, plus bas -

Mais la jouissance gobe les jours comme les heures de sommeil, éviscère les raisons que le coeur ne connaît pas, dicte sa loi et amadoue les doigts dans l'thé tout projet de respirer un peu. Et encore, faut chercher. J'aimerais ne pas dormir, maintenir cette carcasse en service minimal, monter la température du liquide céphalorachidien et y faire plus de bulles encore.
Et j'avais oublié la faim.
03:20 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (2)
04.01.2005
( Communiqué )
Pendant ce temps-là, ailleurs, il ne se passe plus rien. Rien. L'autre monde reste en suspens, à l'écoute, bouche ouverte et bave ruisselante, étonné d'être aussi bon et altruiste.
"Y a d'l'espoir", mais oui mon Gérard, mais oui. Et ces vingt dernières années, pendant qu'eux, là-bas, s'aimaient si fort, qu'y avons-nous fait?
13:25 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (1)
03.01.2005
( Zygologie )
- entrez, il vous attend -
Les derniers sourires
en provenance de nulle part
sorti des poches des mendiants
et des halls de gare
je les ai épinglé
un à un
chacun dans sa petite page
de mon petit carnet
avec la date
oui la date c'est important
de savoir quoi est quand
et un petit explicatif concis
mais précis
pour expliquer
parce que c'est bien de savoir
ce qu'il s'est passé à telle date
sinon on perd pieds
on est emporté par tout ce courant impétueux et violent
hein
non parce que tous ces gens
qui sourient des fois
moi au moins je sais quand
et pourquoi
tenez
regardez
là ici
et là là
vous voyez
c'est simple
c'est tellement évident
et si loin de tout
que ça me crèverait les yeux de le perdre
ça
la chair de mon âme
les ongles de mes yeux
et puis les gens ils seront content quand
je sais pas quand mais bon
hein
on suppose
c'est un exemple
quand ils se retrouveront là-dedans
en se disant
'Tiens ce jour-là j'ai souri'
'Tiens mais pourquoi j'ai souri ce jour-là"
'Tiens mais j'ai jamais écrit une chose pareille
mais j'aime bien'
vous voyez
ça peut être bien
à terme
une petite zygologie
des sourires qui sont passés par là
et qui se sont remués lentement
sur leur chaise
dans un anti-malaise troublé
de réagir ainsi
s'ils avaient su
mais
sauront-ils encore?
savent-ils que ça leur arrive?
qu'il existe des instants
où ils ne jouent plus
où ils respirent
et puis voilà?
peut-être que ça leur ferait mal
je ne sais pas hein j'imagine
on peut tout imaginer
il y a des gens comme ça
oh mais j'en suis sûr
on trouve de tout maintenant
de tout et du n'importe quoi
surtout du n'importe quoi
vous allez me dire
mais oui
je suis d'accord
mais eux
hein
eux?
02:52 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (3)
22.12.2004
( Le Compte Des Heures )
- sortez les bouliers -

Je suis une bactérie filamenteuse rognant la chaussette suintante et mycosique de Jack. Je suis l'avant-dernière page blanche d'un bouquin marcelaymien, retrouvé dans la poche arrière du noyé de Vaison-la-Romaine retrouvé en 93. Electroencéphalie en berne, extinctions des feux, soufflage des bougies, réveil des oreillers.
14:05 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (4)
17.12.2004
( Loin Du Sud )
- "un petit peu plus à l'Ouest", tryphonade du XXème siècle -

13:50 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)
13.12.2004
( Le Paradis Blanc )
- le petit miguel bergué attend ses parents à l'écueil -
Longtemps
dans cette grande pièce
à l'abri du monde
je suis resté sous un des fauteuils
patientant impatiemment
que les autres et les uns sortent
et
une fois la dernière porte close
les lumières éteintes
un sourire invincible sous le nez
je sortais à découvert
hantais le couloir silencieux
me hissais sur l'estrade
et
contemplais le Paradis Blanc.
13:20 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (3)
10.12.2004
( Nulle Part )
- chutes de pierres -
On commence sous la mer
à ranger les coquillages entourbillonnés
à traquer les squatteurs de carapaces
carapatés dans leurs galeries dare-dare
à consoler les épaves de trois siècles
totems de quelques mantas frivoles
qui ombrule sur le dos sous la surface
à faire des noeuds avec les murènes
faut bien s'amuser un peu
à faire du saute-poisson ampoule
au-dessus de la barrière de corail
Et un matin
d'avoir trop ranger traquer consoler
nouer saute-poisson ampouler
on se retrouve au bord du Trou
le sol tranché à pic
à perte de vue à droite et à gauche
et en face la mer en nuisette
emplissant le reste du monde
jusqu'à ses racines
là où on ne tombe plus
au centre de l'océan
des plus épaisses obscurités
et des plus voraces des casse-nuques
on se retrouve au bord
loin en bas bouillonnent
les ombres de l'encre
les léviathans
gueules ouvertes sans yeux
qui gobe des mondes
comme on brûle le papier
Des mondes
Le vertige
un pas en arrière
on n'était plus
que sur une allumette de corail
il ne restait plus rien
11:40 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)
09.12.2004
( Terminus )
- tout le monde descend -
Je suis arrivé
sans respirer
entièrement clos
et hermétique
chaque côté de ma peau
à l'abri de l'autre
Déjà rien ne devait se mélanger
une petite loi, hop
17:35 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (1)
07.12.2004
( A l'Affût )
- need a light? -

23:30 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (1)
05.12.2004
( Bonne Nuit )
- il est interdit de nourrir les animaux -
Les deux ours blancs se sont allongés dans la boue et se sont endormis. Colliers, chaînes, verrous piégés, leurs maîtres, démissionnaires, enchaînaient bouteille sur bouteille depuis la fin de l'après-midi. Personne ici ne les comprenait. Le soir, après le repas, les autres et moi sommes venus voir les deux monstres, leurs poils longs comme nos cheveux restaient collés par paquets compacts de terre, leurs griffes auraient pu difficilement tenir dans nos petites mains curieuses, et leurs yeux sertis sur une tête énorme et immobile nous fixaient droit dans les yeux. Ce n'est qu'après l'extinction des feux et des saoûlards que le petit garçon passa la marche du perron pour le revoir. On me retrouva au petit matin endormi entre ses pattes.
16:35 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)
01.12.2004
( Misty Blue )
- il fait sombre sur le toit -
Le brouillard est tombé dans la rivière et ne s'en remettra pas.Il a coulé comme du sirop de cola dans de l'eau enrichie au CO2. Il n'y a plus que sous les spots au sodium et au xénonqu'il laisse planer le doute.
Je n'ai pas vu le Soleil se défiler, ni le ciel déplier le volet de sa baraque à frites et commencer à faire sa tambouille vaporeuse et moite. Besoin d'ouvrir les yeux, mais pas envie. On se laiissera aller quand ça viendra nous chercher avec ses gras sabots de vair-laine. Et le tourbillon tapera sa discute habituelle avec moi, on s'enverra des fleurs en-dehors des cercles concentriques et des orages pas très en forme, avant de se jeter l'un sur l'autre avec un oeuf dans une cuillère dans la bouche.
On verra bien. C'est juste une histoire d'envie qui me goûtera du bout de la langue, me palpera lentement le visage glissant ses bras multiples le long des miens et me portera dans le mitan du lit couleur de pervenche.
21:00 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)
25.11.2004
( Contraste )
- modèle ondulatoire de la lumière -
Contrairement aux humains, les choses deviennent étonnantes, dans la tête d'un observateur en manque de sommeil.
13:45 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (4)
24.11.2004
( You've Just Been Mulped )
- warning! mulping ahead -
Et dans les ténèbres de l'oubli de ce long paragraphe à peine défoetusé que déjà jeté hors de la mémoire temporaire, il se trouva que ma mulpe ne se trouvait plus. Une session cache-cache, peut-être? Elle pouvait se la permettre, sa cartouche à peine pleine au deux tiers ne l'empêchait pas de se planquer sous un endroit sombre, poussiéreux, de préférence peu accessible à ma main bioniquée. La laine. Il y eut bien un feutron, là, toujours si curieusement visible, toujours à se la montrer, le pervers, mais trop perçant pour les feuilles de soie.
Tant pis pour toi gamin.
Non, pas tant pis. Elle n'est pas loin. Jamais loin. Elle attend juste que je sois à point.
00:55 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)
19.11.2004
( Empapillouté )
- corne de bachizoubouk -
J'ai les papilles qui tremblotent.
On n'a pas idée d'avoir des papilles comme ça, surtout par ce temps!
Non, c'est honnêtement invivable.
00:39 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (7)
15.11.2004
( Joyeux Jour d'Eclate )
Une tour immense de plexiglass dont la flèche se perd dans la nuit naissante. Ne te réveille pas. Ouvre les yeux. Ne te réveille pas et sors de ce mur. Reviens nous parler et t'étendre avec nous dans l'herbe noire. Des différences de voix, il y en a, mais elles résonnent avec la même harmonie sur nos peaux. Nous ne nous assourdissons pas les uns les autres quand nous parlons en même temps. Tout ce qu'il faut savoir, c'est qu'on est là, chacun avec notre joyeux lance-flammes pour toi. Fait jaillir l'étincelle pour mieux l'éteindre et abandonner les longs mois d'isolement des gargouilles fièrement fatiguées de buller doucement sous la pluie qui monte du sol, sans arrêt pipou à la prochaine fois autoroutière translapine. Dis toi qu'on se la bise déjà, depuis quelques tempes, alors que ton éclosion vacillante promettait les plus merveilleuses escalopes de ce côté-ci de la poêle, à la mi-juin., avant café et cigarettes. Pour l'occasion, j'ai sorti un petit Gerberac broyé de rosée et deux verres en mollet taillés pour nous faire une belle jambe, devant des aléatoires mondains des deux-trois rives de ce côté-ci de l'Heure Monde. Tu sais, ils nous regardent de leur vide borgne et loucheux - pouah tu parles, ils peuvent toujours espérer. Ce petit Gerbos est pour toi et moi. Lichette aimeras, cruchette boiras! On aura les cartes des dédales dans le brouillard avec ces pichenettes; avec un cierge pas si con qu'il en a l'air, les fumigènes partiront comme des vapeurs d'os un soir de crème à fion chez Little Lord Faulteroy. On aura les cartes, alors que rien n'ira plus. Il n'y a que ça qui compte. Ne te réveille pas, mais ouvre les yeux, gueule cassée. T'as besoin d'aller aussi près. Ne te réveille pas, ouvre les yeux, mais sors de ce mur.
08:55 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)
10.11.2004
( A l'Aube )
Déjà le matin
il est venu si vite
pas eu le temps de dire "tu"
à peine celui de te regarder
tu dors superbement
tu sais
à la manière d'un humain pliable
et je n'ai jamais autant aimé d'orteils
que les tiens
mon amour
aux petits pieds.
12:45 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)
09.11.2004
( Enchaînement Soudain Sur Piano )
Elle l'attira à l'intérieur. C'était un couloir frais et sale comme La Mort. Lui, les oreilles dans ses poches, faisait semblant de grelotter; elle, des gants autour de ses mains, l'ignorer faussement et chercher quelquechose à chercher.
Pas les yeux
pas les yeux
non pas encore
ça sera foutu
pas maintenant
j'ai même pas encore
enfermé la porte
la main sur la poignée
oui pendant quelques heures encore
non c'est trop court
Elle entendit une oreille se faire lacher et lui lui dire:
"Alors?
- Alors quoi?
- Bah pourquoi tu fais ça?"
Elle ferma ses deux paupières, rapidement et plusieurs fois à la suite. La lampe de chevet en elle venait de trembler.
"Pourquoi tu veux que je me mette à parler, comme ça, comme si c'était aussi facile que de torturer un bourreau? Je vois pas pourquoi je me mettrais à parler, à sortir des phrases banales sur l'incompréhension de l'autre, sur le désir de voir une nuit s'effacer un mystère de plus, au chaud dans ta bouche, alors que moi je me les pèle comme en 39-18, non mais sans blague, c'est-y pas permis d'offusquer le silence en en faisant moins que lui, parce que c'est déjà bien balèse Blaise, alors pourquoi me faire collectionner les "alors" et en voulant me faire concourir pour la Today's Longest Phrase à l'aise Thérèse, genre "même l'ex-dragon, le Stoker et l'hymne aux bateaux réunis ils me batteront pas à cette espèce d'essai logophagique rétroplastifié trouvé dans un bouquin sur le reverse engineering appliqué à la tourte vosgienne au ragondin névrotique et au sel non raffiné et déicide, amoureusement mitonnée par Framboisier des Musclés sur Un Nerf d'Accord d'Oignons en rang d'oignons, hein, c'est pour ça que tu vazéviens entre demain et après-demain, sans jamais me dire quoi?
- ..Quoi??"
Il laissa tomber lourdement, et le poids des mots sombra dans l'Oubli.
" Ecoute, je me suis planté d'entrée. C'est pas celle-là, c'est celle d'après. Et arrêtes ton numéro de fomnambule surréaliste, j'aime bien. Et le réveil risque d'être très douloureux.
- Trente-et-un mots, pas mal. *CLAP CLAP CLAP*
- Prends ton manteau on s'en va."
Ce qu'il fit, ce qu'ils firent.
10:35 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)








