Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18.04.2005

( Par Tau Ceti ! )

- bretzel liquide -

Dans les rues immenses et vides de Tau Ceti Central, on croisais les spectres des civilisations qui vinrent se perdre là dans leurs migrations, leurs voyages, leurs erreurs de navigations. Les dernières étincelles des feux s'éteignaient lentement, fouettant les dernières brindilles gisantes. Tau Ceti Central.. Tu m'en as laissés des souvenirs, de ceux qui périssent difficilement avec la mort, de ceux qui t'émerveillent les synapses des décennies après alors que tu n'es plus devenu qu'un quart de quintal de chair et d'os, surtout d'os, tremblant et aphone. Seules restent les lumières et les supernovas que tu rêvais, elles qui se déchaînaient dans la tiédeur de tes paumes, te réchauffant juste assez, plombé au fond de ta solitude. Ne regarde plus les étoiles, ne les laisse pas se perdre dans l'immuable rotation du ciel. Elles sont derrière tes yeux, et tu le sais très bien. Faut simplement y croire.


..shirley bassey - spinning wheel (dj spinna remix

19:25 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)

( Bras Ballants Dans La Fureur )

- vous n'avez pas la priorité -

J'y pense
que des fois faudrait arrêter
comme je sais plus qui
qui écrivait récemment avoir laché
clés et portable
dans la Saône ou le Rhône
(elle ne se souvenait plus très bien)

tiens, un air de déjà vu

konsstruktmiseamort, voilà

bref
arrêter
débrancher la prise
fermer à clé
mettre la clé sous clé
et la clé de la clé sous clé aussi
et balancer ça dans un trou dans le sol
comme ces trous sans fin
sur lesquels on tombe si facilement
lorsque le sommeil nous trouve

arrêter les conneries

et jeter l'arrêt en même temps
se jeter avec tant qu'on y est
avec grâce et flamboyance
comme un Soleil se suicidant dans un coquetier rempli d'eau
mourant au fond
comptant les secondes qu'il lui reste
un genre d'instant lyrique pitoyable et triste

"you better come, come come, come come, to me"
bah ouai
je ferais mieux
en créature du vent j'aurais rien de mieux à faire
de m'approcher de toi
te toucher la main
enregistrer ce contact à jamais dans mes gènes

ta main
ce n'était qu'elle
et pourtant
tes yeux dans les vagues lointaines
regardaient ta solitude en face
le décor a disparu
le bruit la musique se sont planqués sous une table
j'ai gardé les bras fixes
juste pris ta main
osais pas te serrer dans mes bras

aucune idée

faudrait arrêter
laisser tomber ce gros quart de siècle
d'agression mentale et nerveuse
et repartir vivant et frais

ou simplement arrêter.

..the servant - jesus says

17.04.2005

( I Love My DR )

The Designers .Republic

19:40 Publié dans Bondage | Lien permanent | Commentaires (0)

( On Range Les Poings Et On Tirlipote Les Touches )

- appel du pied -

On y a cru, pourtant. J'imaginais déjà des champs de verdure fleurie sur des collines greffée sur la surface entière d'une planète.. Mal m'en a pris. Faut que j'arrête, aussi. 'Suffit, les élan de l'âme avec les humaines. Salsifi. Farpaitement. Mais voilà, je suis sujet à la combustion spontanée du palpitant. Dans certaines limites, certes, mais je brûle facilement, souvent à mes dépends, mais je suis persuadé que si j'abandonne cet "état d'âme" (premier degré au fait, merci), je m'enracinerais dans les profondeurs de la réalité à une profondeur qui ferait rosir de jalousie Jules Verne, et perdrais immédiatement et à jamais l'essence même de mon existence.

Ouep, l'essence. Le kérozène, le napalm qui me pousse vers la vie. Non pas que je sois un post-dépressif, un poète maudit autoproclamé (mouahahaharf c'te formule) mais l'élan qui donne envie d'embraser tout ce qu'il touche du regard, qui s'enflamme au moindre sourire d'un centimètre carré d'un cri ou d'un soupir.. Précieux et terrible. Sans ça, comment demander au mec de la supérette de nuit à cent mètres de chez moi si je pouvais revenir pour prendre en photo le miroir convexe fixé au mur? Un reflet pareil, un fish eye vissé là par pur souci pratique et dissuadif qui m'attire irrésistiblement? L'essence quoi, merdre. L'essence, putain de chienlit. Et les bulles du vin à peine versé qui disparaissent en quatre secondes à la surface..

Un objectif, un but, qu'est-ce que j'en sais, je ne sais même pas ce que je suis. J'y travaille par cercles concentriques innombrables, trouvant sur le tracé des milliers d'exclamations et de bouches bées m'obligeant avec ô quelles jouissances d'élargir le rayon et d'en trouver toujours plus de ces "ho" et "nnnngh" qui me font tsunamiser le coprs, jouissances qui en appellent, dans le vide, toujours d'autres! Rhâââ mais ENCORE!! Faites-moi me sentir en VIE, bordel!! De la came tout ce qu'il y a de meilleur, avec une addiction qui comble de vie chaque taffe, chaque sniff, chaque shoot, agissant plus rapidement que n'importe quelle dope en vente aujourd'hui et dans les siècles à venir!

On y a cru, pourtant. Ce fut une bête soirée, pensant retrouver un pote (le temps éloigne les personnes - désolé, P., à charge de revanche, j'aurais vraiment voulu être là pour tes dernières heures de garçon), me retrouvant avec cette personne à la présence répoplonducale pour quelques minutes mais l'ambiance.. vous savez, quand la musique manque, quand tout semble déjà produit, malgré une envie de m'y joindre, rien que pour me rouler en boule dans la foule ensuée par le rythme et s'abandonner un peu, et bien quand cette musique manque (italiques powa), plus rien ne suit, c'est l'abandon généralisé, presque frustré et déçu, à s'attendre à trouver une bonne vieille soul des familles qui - justement - vous répoplonduque furieusement l'arrière-train, et vous claque un lexomil sonore en guise de bienvenue dans les terres arides et pâles de l'entertainment de masse.. Le tableau, quoi.

Faudrait ouvrir une boite à musique. La Bwatamuziq. Putain quels orteils.

..cut chemist & dj shadow - placement product

12.04.2005

( Turn Off The Dark )

- need a light again? -

J'ai des cauchemars à ne plus savoir qu'en hurler, des images avec une vie propre, épouvantes inclassables dans des recoins désertés.
J'ai peur parfois. Des murs qui s'effacent, des plafonds qui ruisellent, des regards dans l'obscurité.. Sans doute irrationnel. Mais bon, c'est là.

Bref.

Dormons.

..gene page - blacula ost - blacula (the stalkwalk

11.04.2005

( A L'Annonce )

- guest moon -

Ses bras s'étiraient au travers de lancinants silences, jusqu'aux bouts de la pièce où des chandelles enfumaient. Ils grandissaient, ballants, prenaient toute la place dans la pièce, caressant si fort les murs qu'ils s'effritaient. Puis les murs flanchèrent.

Au bout de leurs jours
avant la tombée de la dernière nuit
ils ont rencontré d'autres bras
qui les ont entraîné dans d'autres couleurs
dans d'autres lieux
où la musique des tressaillements figeait l'air
trempait les cieux
et dévorait les sueurs par de nouvelles sueurs.

L'esprit déclenché,
son auréole au porte-mental
courbant sous le poids de son innocence,
elle ferma les yeux
tête baissée
sous les premières notes lentes du piano.
Elle avait arrêté d'attendre
elle avait trouvé
s'en remettait à la nuit et aux ombres de sa chambre
emmurée d'images et de blanc
où fraîchement retrouvée
elle libéra ses bras.

..nine inch nails - something i can never have (acoustic

21:49 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)

08.04.2005

( Burn, Baby, Burn )

- need a light ? -

On en a noyé des cadavres
pour en arriver là
on s'en est brisé des eaux
fatigués des luxures
des retournements de situation
et des LAUGH - APPLAUSE
à n'en plus finir
de mourir d'ennui

On en a brisé
de ces murs qui nous retenaient
comme autant de voiles de cristal
que la schizophrénie naissante
érigeait en son palais
on les a fracassés
même à terre en mille éclats
pour nous laisser une chance d'oublier
nos reflets qui nous divisent
nous tiennent écartés au col
de toute parlementation

On a continué
après ça
on y est allé au briquet
et à la peinture au combustible
on les as fondus
fondus
au milieu de leurs frères
aux identités éparses
nous devions gommer les aspérités
lisser les tranchants
encourager les guérisons des articulations
on devait donc brûler
brûler le sol en-dessous
pour les engloutir dans le sol en fusion
le sol se rongeant lui-même
ah la belle folie désespérée

On aurait incendié le feu si ça avait été possible
on serait allé
au bout de toutes les possibilités
de ses désirs qui nous ont crispés
et qui nous hantent depuis lors
comme des balles
qui rebondiraient toujours plus fort
pauvre petite caboche cabossée de l'intérieur

pauvre petit crâne

tu crains

tu ressembles fort à quelque chose
qui aurait vécu
simplement
avec quelques hauts et de nombreux bas
des espoirs emberlificotés
des rêves irréalisables
des années passées à se gâcher
une superbe rutilante machine
à se broyer l'intérieur
corps et âme
en lambeaux tenant juste par la crasse collante
des grands jours d'enfermement.

..david holmes - explosive corrosive joseph

( La Foire - L'Entrée )

- bestiaire obligatoire -

Les relents des effrayés
des effarants
des tourneurs en ridicule
dans les foires à l'humain
hantent les pas des perdus
qui fuient l'espace en un instant
pour un petit moment
avant de réapparaître
les doigts dans le plâtre
les veines qui débordent lentement
au rythme de la marche
et des articulations qui s'entrechoquent.

..david holmes - what r we stealing

22:37 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)

07.04.2005

( Le Grenier )

- gnéééé !! mh.

Chht.. tu entends?

Cet hiver, à l'orée du grenier entassé de dizaines de cartons, je n'osais plus dépasser la dernière marche, poser le pied sur les millimètres de poussière, fixer cet endroit noir de câbles emmêlés où j'ai longtemps soupçonné la présence de quelquechose, se dépêcher de rejoindre la partie excentrée mais éclairée, pour rejoindre mes jeux stockés là, tout cela demandait un énorme effort. Cette maison m'a souvent effrayé.


..t. raumschmiere - the game is not over (feat. miss kittin

19:30 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)

04.04.2005

( Comprins Rin )

- récapépète, un pti peu ? -

Fear not me! Thou know'st I hold a Haram keyVoilà
nous y sommes.

Quinze heures de route et de saccage
pour en arriver là

Je me demande à quoi ça sert
de braver l'impossible
finalement
à dire
"Je l'ai fait"
c'est bien, t'es brave
tu finiras loin
en morceaux, mais loin
et très éloignés les uns des autres
les morceaux
quoi, "Sadique !"
farpaitement, "Sadique."
et répoplonducalement
si tu veux savoir
le fin mot de la grosse histoire
à endormir deux bouts de ficelle
trois selles de cheval
quatre chevals de course
cinq courses à pied
six pieds de cochon
sept cochons de ferme
huit ferme-à-clés
neuf clés des champs
dix champs de blé
et onze et caetera..

Laissons suspendre le tout
remuez vite et bien
et allez vous faire cuire ça
avec les oeufs et tout l'bordel
en Enfer
siou plaît.

..tortoise - the lithium stiffs

23:00 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (4)

03.04.2005

( Décerbéré )

- nocturne jusqu'à 4h30 -

Aspegic LandscapeUn peu d'or
au creux des paupières
que le sommeil n'atteint plus

Un peu de plomb
le long des veines
que l'histoire a oublié

Trois cents tonnes
de premiers de la classe
revues à la baisse
lors des extraordinaires sessions
des choeurs en sourdine

Trois cents tonnes
d'ailes hors du plomb frissonnant
alors
que des milliers attendent à nos portes
hantant les moindres recoins
de nos cigarettes
à peine entamées
à peine lancées
dans leurs oeuvres bienfaisantes
de mathématiciennes du vide
adeptes de nos envies de rien
de consolations déjà frustrées
alors que nos pas n'ont pas vingt secondes d'âge
juste de quoi
assurer la relève future
même génération même erreur
même vanité même fierté

et ces milliers
qui martèlent à nos portes
de leurs poings blessés
de leurs doutes insoutenables

leur donnera-t-on une chance?

un havre de paix leur sera-t-il réservé?

ou une poignée d'entre eux
souhaitera notre disparition?
nos champs en friche
les poignées de coquelicots
empêchent les véritables actes
leur douceur enfin achevée
fera des autres
des bêtes en chasse de silence
de silence
sous nos yeux éblouis
et les ongles tremblants.

Nous n'y croyons pas.

Ce n'est pas elle.

..boom bip - first walk (peel session version

01.04.2005

( Pulsion )

On ira danser dans les hautes herbes des prairies souterraines, enragés par la plein Lune, le sang à fleur de ventre, hurlant après nos hordes à travers la Terre. On ira.

17:30 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)

28.03.2005

( Todo List )

- mollo sur le laudanum -

On a défoncé les grilles, couru sur la longue allée de pavés et on est entré. La maison était une immense coquille vide.

Je me suis réveillé en sursaut. Dans un rai de lumière, une échelle de cordes pendait du plafond lisse.

Je me suis réveillé en tremblant. Le prof continuait son cours sur les neurotransmetteurs lorsque, à ses pieds, quelquechose troua le plancher et nous aspira tous.

Je me suis réveillé en sueur. Ta place était tiède et tu pleurais dans la salle de bains.


..po' girl - mercy

26.03.2005

( Calamar )

Passage au traîteur asiatique du coin il y a cinq heures, et repas de nouilles et tentacules de calamars. Une texture vraiment étrange, cette chair, dont l'élasticité devient molle et fondante après une paire de mastications.

..sébastien schuller - where we had never gone

22:50 Publié dans Soudain | Lien permanent | Commentaires (0)

25.03.2005

( Boo Me Bippe )

.Boom Bip

( C'est Pas Ce Tien Sous L'Air )

.Sébastien Schuller

( Unrepoplonducal )

Voir ce poisson agoniser, en lents spasmes, à la surface du canal m'a ralenti la respiration. A-t-on vraiment une raison d'être? Je veux dire que l'on est procréé, que l'on nous a voulu (en général, quoique cela reste à prouver), et que l'on se retrouve suffoquant d'exister au beau milieu de ce rassemblement aux relents de dictatures insidieuses. Est-ce vraiment là tout ce qu'on pouvais espérer? Je contemple les fondations fissurées avec un sourire plein d'effroi.


..minnie ripert - inside my love

( Arôme Fruits Rouges Et Fruits Des Bois )

On répoplonduque pas des masses, mais l'instinct s'y accroche comme une groseille pas mûre à sa branche bien-aimée.

..télépopmusik - hollywood on my toothpaste

( Working Fast )

- le bord du gazgue est daube ligatoire -

La construction de ton tombeau a commencé, il est déjà superbe. Il faudra que tu viennes le visiter. On a mis en place un circuit "Visiteurs" parallèle aux lignes de travaux, featuring quelques panneaux en bois exotriques vernied et rétroéclairés, ainsi que le sempiternel magasin de souvenances. Y a un panorama aussi, là-bas, vers le milieu. Enfin, ça avance. Tout doucement, mais ça avance joliment.


..télépopmusik - last train to wherever

23.03.2005

( Japanese Photoblog )



..dj z-trip and dj p - live @ groovetech 12-7-2000

23:16 Publié dans Bondage | Lien permanent | Commentaires (0)

21.03.2005

( Craquement De Plancher )

- searching o'cedar directory.. missing -

Et une poignée de Petits Pimousses chaud dans la poche.

Je souffle sur ta peau des relents d'histoires mortes, je détruis les rêves en cloque de cauchemars éveillés, la nuit hurle au meurtre quand j'attend un miracle qui ne viendra jamais, les sens en sourdine je soustrais les heures au jour qu'il me reste.


..dr auratheft - bam bam mix

20.03.2005

( Non, Rien )

Je m'endors avec les oiseaux et d'autres certitudes, histoire de faire un CLS et de faire le vide pour mieux faire le plein.
Ouai bon, mh.

18.03.2005

( Cènes De Ménage - bis )

A force de lanciner, d'apather les étourneaux en folles farandoles, de parler à la nuit, de vouloir inscrire sur les murs des kilomètres d'insultes à la face du monde, on vient forcément par se mettre à glisser sur le sol rectiligne et rêche des si belles ornementations poussiéreuses de notre ô combien grande syphillisation, de vouloir y planter un transgalactique marteau-piqueur chauffé à blanc et de perpétrer un viol haineux. Si tu savais combien je te hais, objet tentaculaire, contagieux et pestiféré, si tu savais.. J'assisterai dans un calme désespoir à la fin de ta méprisable existence. Puisses-tu t'apercevoir trop tard que tu te ronges les entrailles depuis ta naissance, tes plaies purulentes te vidant doucement de tes dernières lueurs.

..the mars volta - take the veil cerpin taxt

( Cènes De Ménage )

Alors, tu grésilles? Tu flambes sous ton pull et tu comptes les voluptes? Tu t'en sors de ta postlyse? "Rien à voir", tu parles. Tu sens la menthe à des millions de bornes à la ronde, tes ongles s'effeuillent comme ma peau en automne, et tu voudrais que je trouve ça normal? Dégage.

..the mars volta - psycatollz

( Promenade Bucolique )

Les bras à travers les poches, les mains menottées par rien, je me suis approché du trou. Le vieux plancher pourri par l'humus faisait peur à voir. En bas, on pouvait voir une de tes jambes qui s'éloignait, inerte, tirée vers l'obscurité. Je suis tombé vingt fois, mourant, agonisant, en même temps que le sol.

..the mars volta - eunuch provocateur

16.03.2005

( Bonsoir, Dave.. )



en veille.

19:20 Publié dans KiKooBlog | Lien permanent | Commentaires (2)

13.03.2005

( Trois Heures Quarante-Quatre )

- le sommeil guette -

.

C'est de la brusque folie, tout ce qu'on évacue. De la prudente observation aux réactions à chaud, à vif, le cul vissé sur un volcan au bord de la crise de la trentaine, c'est de la simple folie. Entendons-nous bien: nos oreilles ne comprennent pas ce que les bouches disent. Makache. On prêche les introvertis, qui eux sont sûrs de leurs croyances et de leurs exigences, mais introvertis ils sonts, alors on continue à les sermonner, à les tenter de se noyer dans des paroles vides où ne règnent que l'appât, la cupidité et l'orgueil. C'est ennuyeux comme c'est ennuyeux.. Sera-t-on forcé, toute se vie durant, à subir ces assauts toujours plus nombreux, sournois, des paroliers en crépon qui veulent nous inculquer l'essence de l'existence? Qu'ils remâchent leur foie noirci, qu'ils repartent vers les terres blessées de leur enfance, qu'ils constatent l'inutilité de leurs petits commerces face à une sensibilité pour toujours étrangère à leurs yeux. Ne cherchez plus à comprendre, bon sang. Il y a là des planètes entières en train d'être découvertes pudiquement, et ce n'est certainement pas de la conquête. La conqu^^ete, elle n'est que l'organe qui guide hormonalement vos intentions, vos méthodes, vos objectifs. Nous ne sommes pas dans l'un ou l'autre de vos bocaux, le cerveau dans un bocal à la vue de laborantins curieux de nos si singuliers agissements, nous ne sommes pas des curiosités sirotant du Vian entre deux Kubrick, nous n'épanchons pas nos âmes en diarrhées parfumées. Nous hurlons par tous nos pores le pourrissement, la nécrophilie et le cannibalisme de ce monde en cours de défection. Nous nous sommes abandonnés, il n'y a plus de conte pour nous sauver. Nous hurlons à la folie contre vos murailles de toute la force de nos étreintes.


..yoko shimomura - street fighter tribute - dhalsim stage

11.03.2005

( Vocalises )

Mff. Je viens de découvrir que je n'ai pas ce mécanisme, apparemment récurrent chez beaucoup de mes co-assimilateurs d'oxygène, de connaître un minimum les gens fréquentés quotidiennement.. Bon, j'exclue d'office les personnes de mon taf - à part une poignée -, mais les autres.. Ce que je connais d'eux vient d'eux-mêmes, de leur propre chef. Pendant les 25 premières années, je me suis contenté des gens, tels qu'en eux-mêmes, sans venir vers eux et leur demander de me parler d'eux (virons d'office le classique "Alors comment tu vas toi" ou le "Ca a été cette semaine"). Vu que je suis incapable d'ouvrir un pan de la muraille forgée mois après mois depuis l'enfance.. Mh.

Hier, j'ai eu confirmation que je faisais peur. Peut-êter un peu d'occultation de lumière, ou mes lents pas? Bref.

..nine inch nails - reptilian


21:39 Publié dans Poisons | Lien permanent | Commentaires (0)

10.03.2005

( Poupées Et Masques )

- on ne passe jamais l'âge -

Désenluminez-moi tout ça.

Ces Poupées, Saigneur, ces Poupées.. Allez, faites-moi tembler de vos regards fixes, vastes comme la Fosse des Mariannes, profond comme le désert, retourner moi la crêpe de mes yeux avec votre langage incompréhensible et vos voix en vaguelettes!

Je me suis rétalé. J'ai rien vu venir. elles étaient deux, les humains à peine une dizaine. J'aurais dû me souvenir combien c'était.. Mh. Non, je n'aurais pas dû, c'est mieux comme ça. Tu vois une couleur et tu t'effondres liquide dans tes poings, l'alcool intraveiné n'arrange rien, c'est une nouvelle Loi physique, simplement.

Ramasse tes membres, ton corps pantelant et perdu, rattrape ton équilibre au dossier d'une chaise. Poumons en cours de vidange, lumière réapparue.. Ciel. Il y a de ces objets si banals, si particuliers, que leur nom suffit à faire trembler les carcasses fatiguées et à réveiller des fournaises bétonnées depuis des lustres. Il y a de ces objets entiers, achevés, que les sens reconnaissent comme étant des leurs, subitement, devant un détail. A nu, c'est catatonie, suspension du pouls, décoloration de l'iris, Soleil de minuit et ribambelle de toutims en goguette.

J'en bouillonne encore.


..télépopmusik - don't look back

00:54 Publié dans Poisons | Lien permanent | Commentaires (2)

07.03.2005

( Spasfon )

- c'est c'fond-là -

Asseyez-vous et respirez. Tout devrait aller pour le mieux.L'ascension,
le long des colonnes de verre
qui ruinent le vide,
là où on les attend le moins
l'ascension
qui dure des siècles,
des siècles à se laisser flotter
le regard vers le haut
vers la petite lumière,
intermittent spectacle
qui burine la rétine
et le désir
vite
plus vite
porte-moi là-haut
j'en peux plus
allez grouille
..le désir
l'inaccessible et fausse étoile


et alors
arrivé là-haut
hein
une fois sous la lumière du spot
tu vas en faire quoi
de ton désir
tu vas en faire un ballon
et jouer au foot?
tu vas en faire un collier
et te l'encoller?
ou tu vas l'abandonner
comme on vomit une vilaine cuite
la fosse nasale noyée
de cadavres non identifiables
s'accrochant
avec la force du réfectoire
aux barrières
retenant le public applaudissant?
ton désir en gerbe claquée
contre les fondations du Paradis
des sueurs froides plein l'échine
le blanc de l'oeil perdu en Mer de Chine
les membres tremblants
d'un manque sans objet,
dépouillé de l'âme,
tu n'arrives plus qu'à tituber
avec ce corps qui n'est plus le tien,
tu ne t'attaches plus aux mêmes couleurs,
les parfums des femmes
troublent avec la force d'un rien,
leurs douceurs ont le goût de l'azote tiède,
tu recherches maintenant
une nouvelle étincelle
un dernier miroitement,
pour garder les poumons alertes
les pompes à air déshumanisé,
un dernier soubresaut
à la queue-leu-leu des désirs dévorés,
des ongles gratuits et illimités,
voilà tout ce que tu recherches
tu as juste envie de quelquechose
à moissonner,
à percer,
à raboter,
à élimer,
à tailler,
à élaguer,
à dépecer,
à triturer,
à autopsier,
à vif
dont les douleurs
t'apprendraient beaucoup
sur les autres
peut-être sur toi
mais de toi
tu t'en fous
tu préfères tes dents
elles hurlent implacablement
leur déchirure ventrale,
ces Harpyas affamées
peuplées d'immenses gouffres,
c'est tout leur maître
ça
c'est presque mignon ta monstruosité
à force
on se demanderait même
qui a enfanté qui
le même silence,
la même paleur grisâtre,
les mêmes tremblements
qui secouent yeux comme comme
une fosse commune de mourants
à toi tout seul
avec l'horreur
à l'intérieur


ramasse tes ailes maintenant,
on remonte vers la cave.

..sébastien schuller - electroshead